« Bonjour, Robert Gil.
Excellent article qui met le doigt, sans tabou, sur des réalités sociologiques dérangeantes, mais qu’il est facile de percevoir dès lors que l’on est attentif aux comportements de nos concitoyens.
»bercés par le rêve américain, les plus modestes surévalueraient grandement leurs chances de rejoindre cette élite économique. Et se fourvoieraient donc lorsqu’ils soutiennent des mesures fiscales favorables aux plus riches en pensant, qu’un jour, eux-aussi, en profiteront.«
Eh oui, il s’agit là d’un des piliers de la société anglo-saxonne nourrie à la doctrine ultralibérale et au fantasme de la »réussite" possible pour tous. Un leurre évidemment, et tellement grossier qu’il est ahurissant de voir autant de monde adhérer à ce fantasme.
Un fantasme dangereux car il encourage les personnes appartenant aux classes populaires à s’enfermer dans l’individualisme et, le cas échéant, à piétiner le voisin ou le collègue dans l’espoir d’une promotion sociale le plus souvent illusoire.