Ce qu’à vraiment dit Sapir qui envisageait bien une alliance avec l’extrême droite comme il prône un front avec les souverainistes :
« À partir du moment où l’on se donne comme objectif prioritaire un
démantèlement de la zone Euro, une stratégie de large union, y compris
avec des forces de droite, apparaît non seulement comme logique mais
aussi nécessaire. (…) La présence de Jean-Pierre Chevènement aux côtés
de Nicolas Dupont-Aignan lors de l’Université d’été de Debout la France est
l’un des premiers signes dans cette direction. Mais, ce geste – qui
honore ces deux hommes politiques – reste insuffisant. À terme, la
question des relations avec le Front National, ou avec le parti issu de
ce dernier, sera posée. »
Ce à quoi frédéric Lordon a répondu :
« Le drame politique se noue véritablement quand la confusion n’est plus seulement alimentée par ce qu’on appellera la droite générale –
où le PS se trouve évidemment inclus – mais depuis la gauche également,
et sous deux formes diamétralement opposées : l’entêtement de la gauche
alter-européiste à « changer l’euro », la perdition d’une autre gauche
dans la tentation, pour le coup, oui, monstrueuse, de l’alliance avec le
Front national.
À sa manière à elle, la gauche alter-européiste aura ajouté foi au
discours eurolibéral de la droite générale en rabattant, exactement
comme cette dernière, tout projet de sortie de l’euro sur le fléau du
« nationalisme ».
L’article complet de frédéric Lordon ici :
http://blog.mondediplo.net/2015-08-26-Clarte