Cet article a le mérite de poser un problème de fond, mais hélas sans le traiter de manière objective.
L’emploi de l’anglais, tout d’abord dans le milieu des affaires, puis de plus en plus, comme moyen ordinaire de communication, avec l’avènement du tourisme et l’ouverture des frontières, résulte d’un processus démocratique international.
Il s’agit d’un processus irreversible car force est de reconnaitre que l’anglais, déjà largement propagé par l’empire britannique dans le monde (le monde qui compte écononomiquement...USA, Canada, Australie,Inde, Asie...)au temps de la colonisation, est de surcroit la langue la plus efficace pour se faire comprendre et la plus facile à apprendre, tout au moins en ses rudiments. Sa prééminence était inscrite dans l’histoire.
Ce processus est devenu notoirement irreversible il y a une bonne trentaine d’années. Or, au lieu de nous inciter à nous y adapter pour le maîtriser, et devenir des protagonistes des échanges internationaux, nous avons subi et celà continue ! des combats d’arrière garde pour la défense du français et de la francophonie.
Contrairement aux Allemands par exemple dont le niveau moyen de maîtrise de la langue anglaise est étonnant, nous nous sommes repliés, cantonnant l’apprentissage de l’anglais au niveau d’une discipline mineure, souvent « massacrée » plutot qu’enseignée par des profs français qui seraient incapables de tenir une conversation courante à Londres ou ailleurs.
Cette faute stratégique a déja handicapée trois générations de jeunes dans la recherche d’emplois ou dans leur évolution au sein de l’entreprise et celà continue obstinément !
Nous sommes en quelque sorte des résistants de la tour de Babel. Et comme nous sommes les tous derniers résistants, la pression de l’isolement ne tardera pas à nous faire céder, ou disparaître. 