la manière dont je me suiciderai ne peut vous concerner puisque vous ne voulez pas marcher ; mais je vous la dis quand même.
Je sentirai le moment comme j’ai ressenti tous les moments de ma vie, alors, une fois mes affaires réglées pour ne pas encombrer mon héritier, je partirai dans la montagne ; je sais où, exactement. Puis, je tomberai dans un trou et attendrai la mort ; je sais que c’est la mort la plus douce, mourir de froid.. Et j’ai envie de la vivre, ma mort. En espérant qu’on ne me retrouve pas.
jamais sociable, jamais intégrée, je me vois mal cajolée par des mains anonymes dont c’est le métier, et mise en terre dans un cercueil doré.
Si toutefois un accident cardiovasculaire ou cardiaque venait à me devancer, j’ai fait jurer que mon cercueil ne serait que quelques planches assemblées, et que les porteurs seraient tous ceux qui m’ont aimée !