En 1984, le philosophe Michel Foucault décrivit l’opposition entre la polémique et la discussion :
« Le polémiste prend appui sur une légitimité dont son adversaire, par définition, est exclu. […] Comme dans la pratique judiciaire, la polémique n’ouvre pas la possibilité d’une discussion égale , elle instruit un procès ; elle n’a pas affaire à un interlocuteur, elle traite un suspect ; elle réunit les preuves de sa culpabilité et, désignant l’infraction qu’il a commise, elle prononce le verdict et porte condamnation. »
« Polémique, politique et problématisations », in Dits et écrits, n° 342.
C’est toujours d’actualité.