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elpepe elpepe 10 octobre 2015 14:21

La notion de bien et de mal en matière de politique revêt un tout autre sens que celui qu’un simple citoyen pourrait adopter en tant que démarcation pour guider sa vie de tous les jours.
Bien que la somme de tous nos comportements et jugements constituent aussi et seulement notre société, on ne peut en effet se dissocier des actions, voir exactions de son propre gouvernement, et cet article a cet égard, sonne juste.
Maintenant dessiner a la craie sur le sol, le camp du bien et du mal me semble être une tentative avortée au départ,
L’histoire a ses raisons, soubresauts et raisons que la morale ignore, c est d autant plus vrai que les grands philosophes ont tjrs dissocie la morale politique des traités sur la morale tout court.
Cela n absout en rien les pouvoirs politiques et les laisse libres de toute action,
Mais ... a la lumière d’une pièce de théâtre comme ’le diable et le bon dieu’ (JP Sartres) on entrevoit que le bien ne se résume pas forcement a une intention, voir combattre le mal, voir que de ne pas faire bien peut se solder a engendrer le bien et vice-versa, voir est-ce mal de ne pas faire le bien, considération qui s’appliquerait plutôt a l individu ?
Je comprends bien que je joue le rôle de l avocat du diable, mais si l on songe au manichéisme, et la période obscure de l inquisition qui l illustre a merveille, probablement cela nous incite a beaucoup plus de vigilance et nuances dans nos jugements, voir juger les actes, mais ni les hommes et sociétés. Tout humain ou super puissance se revêtira toujours de la légitimité qu il œuvre pour le bien car dans le camp du bien, justifiant toujours un mal pour lutter contre le mal, finalement c est un moindre mal.

En matière de droits internationales je ne retiendrais que le droit des peuples a disposer d’eux mêmes, interdisant toute intervention extérieure, voir mais celles visant a appuyer les gouvernements ’légaux’ ou en place. Mon sentiment est que la démocratie, enfin j ai bien conscience, ce qu il en reste, ne s’impose jamais, encore moins par la force, mais doit se gagner par les peuples.
Peuple qui oublie que cette même démocratie reste un combat de tous les jours et de tous les hommes, dont la lâcheté et confort de penser dans son salon, en sont les ennemis.

L’action de Putin en Syrie reste condamnable de mon point de vue, mais son bien fonde tout a fait justifiable, au vue que la Syrie en tant que pays a été volatilisée.


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