Il ne faut surtout pas que le peuple se mêle de choses qu’il ne saurait comprendre. Les dictatures brutales et grossières avaient l’inconvénient de ne pas être photogéniques, ce qui est une tare dans l’univers des images. On a trouvé la parade.
Dans la dictature douce (ou démocratie molle), plutôt que de réprimer le citoyen, on l’hypnotise. On lui laisse même sa carte d’électeur et son bulletin de vote afin de lui donner, tous les cinq ou six ans, l’illusion qu’il a le pouvoir.
Les Français, les Hollandais, les Irlandais refusent le traité sur l’Europe ? « Il faut les faire revoter ou supprimer les référendums ».
Au moins, de Gaulle est parti (vexé) quand il a été mis en minorité.
Ça n’était pas la révolution, mais ça remontait le moral.