Comme annoncé le 1er août 2015, la Brigade internationale islamique a
été constituée par la Turquie et l’Ukraine pour déstabiliser la Russie
en Crimée [1].
Durant les trois derniers mois, une base a été installé par l’Ukraine
à Kherson, face à la Crimée. La Turquie y a organisé le transfert de
plusieurs centaines de combattants de Daesh de Syrie en Ukraine.
Cependant, contrairement à ce que nous avancions en août, les
jihadistes n’ont pas été acheminés en Crimée, mais au Donbass. Les
bataillons Cheikh Manour et Djokhar Doudaïev, dont le New York Times avait révélé l’existence en juillet et qui avaient été presque immédiatement dissous ont été reformés [2].
Des membres des services secrets géorgiens, qui avaient joué un rôle
central lors du développement de Daesh durant le second semestre 2014 et
avaient installé un camp de formation de jihadistes en Géorgie, ont été
déployés en Ukraine. Ce sont eux qui assurent la liaison entre les deux
champs de bataille d’Ukraine et du Proche-Orient.
Par ailleurs, le procureur général de Russie a ouvert une
instruction, le 6 octobre 2015, à la suite d’un enregistrement d’une
conversation entre
le gouverneur d’Odessa (et ancien président de Géorgie en fuite) Mikheil Saakachvili,
son
ancien ministre de la Défense en Géorgie (également en fuite malgré la
protection de la France), David Kezerachvili (qui loua en 2008 deux
aéroports militaires à Israël pour attaquer l’Iran)
le député ukrainien Anton Gerashchenko,
et
Ramzan Machelikashvili (cousin de Ruslan Machelikashvili, spécialiste
géorgien de la lutte anti-aérienne, incorporé au sein de Daesh),
Selon ce document, les jihadistes auraient reçu instruction du
sénateur John McCain d’organiser avec la CIA, depuis l’Ukraine, la
destruction d’un avion US en Syrie et d’attribuer l’opération aux forces
russes pour créer un conflit entre les deux pays [3]. L’opération a bien sûr été annulée après l’ouverture de l’enquête.