@Thucydide
La Turquie, que je
sache n’est pas en guerre contre un pays possédant une aviation
militaire !
En principe, comme
membre de l’OTAN, elle est en guerre contre DAESH !
Quand un avion
inconnu survole le territoire d’un pays possédant une chasse
aérienne, en temps de paix, celui-ci à le droit d’envoyer un
intercepteur en reconnaissance, pas d’ouvrir le feu d’emblée à
distance de tir et sans doute dans l’arrière du SU 24, la
partie la plus vulnérable d’un avion à réaction : l’expression de
« coup de poignard dans le dos » est bien appropriée ici !!!
L’usage universel en
temps de paix est donc qu’après s’être approché à vue de l’avion
inconnu, le pilote de l’intercepteur rend compte à sa base de la
nationalité de celui-ci s’il possède des signes d’identification et
essaie d’entrer en contact radio HF avec lui, sur une fréquence
connue tout en tentant d’apercevoir le pilote de l’avion en volant à
ses côtés à la même vitesse.
Selon les ordres de
la base, il peut alors soit l’inciter à faire demi-tour, soit en
battant des ailes devant lui, ordonner dans ce langage par signes de
le suivre jusqu’à un piste d’atterrissage à fin de contrôle.
L’usage du temps de
paix est aussi que si l’avion inconnu quitte l’espace aérien avant
d’être intercepté, le contrôle est abandonné (quitte à des
protestations diplomatiques ultérieures). Or les Turcs ont poursuivi
l’avion hors de leur ciel, pour l’abattre en Syrie, là où ont
atterri les deux pilotes russes au bout de leur parachute.
Les Turcs se sont
bien comportés comme s’ils étaient en guerre contre la Russie, sauf
que, bien entendu, ils ne l’ont pas déclarée, à la manière des
nazis envahissant l’URSS en juin 1941 ou des impérialistes nippons
attaquant par surprise la flotte US à Pearl Harbor en décembre
1941.
Tout est mensonge de
leur part.
La probabilité est
presque nulle que les deux F16 fussent en vol au sud de la Turquie
précisément au moment où passait l’avion russe sur leur saillant
de frontière. Le prix de l’heure de vol de tels avions est tel qu’il
est impossible financièrement à ce pays de maintenir une
patrouille à longueur de journée dans le ciel. Les Étasuniens
maintenaient en permanence en vol quelques bombardiers B52 porteurs
de bombes atomiques pendant la guerre froide. Mais cela leur coûtait
horriblement cher et portant ils avaient des moyens financiers (avec
le dollar de Bretton Woods) sans commune mesure avec ceux d’Erdogan.
D’ailleurs, quand ils purent fabriquer des missiles nucléaires
intercontinentaux, les vols cessèrent immédiatement.
Ce que les Turcs ont
fait en revanche, c’est d’avoir maintenu en alerte avancée, sur une
base près de la frontière, les deux F16, pilotes sanglés dans le
cockpit, prêts à décoller dans la seconde, avec un plan de vol
préparé de longue main pour détruire un avion russe (mais pas un
SU35, c’eût été trop risqué !) afin de dissuader les Russes de
survoler une région dont on apprend dans l’article qu’elle est
chasse gardée pour le clan criminel Erdogan.
Ce faisant Erdogan,
pour d’inavouables intérêts personnels, fait courir un risque
immense à ses compatriotes qui lui ont accordé leur confiance.