J’ai rédigé mon article après avoir vu l’émission, ce qui explique que je n’interviens qu’assez tard sur le fil de mon article. Oui, j’ai bien photoshop mais je ne sais pas m’en servir.
En fait, je ne sais pas bien quoi penser de ce documentaire « Le dernier Gaulois ». Il s’y trouve du vrai à partir du moment où on s’appuie sur des vestiges mis au jour comme l’armement, les tissus, la vaisselle, etc... Il s’y trouve de l’émotion et un sentiment gaulois que je serais mal venu de critiquer, mais j’avoue que je n’y retrouve pas la Gaule que je m’imagine, une Gaule que je m’imagine beaucoup plus près des hommes et femmes de la société médiévale. Notre histoire n’est pas faite de ruptures aussi radicales. L’antiquité tardive est déjà très riche et encore bien présente dans nos vestiges toujours debout. Cette antiquité tardive engendre le Moyen âge qui en est très proche, lequel évolue sans véritable tsunami jusqu’à la société de mon enfance. S’il y a rupture, c’est aujourd’hui.
Le Gallo-romain est un mythe que j’exécre. Si Rome a pu donner un moment l’illusion d’un monde conquis et pacifié, elle le doit en grande partie aux Gaulois ralliés.
Quant à la ville en bois du mont Beuvray, présentée comme capitale, cela me scandalise comme les palissades de pieux préhistoriques du village d’Astérix, comme la soi disant collaboration primitive « vineuse » avec les Romains. Me scandalisent les explications lamentables et fausses qu’on donne des événements. On y interprète les commentaires de César de travers jusqu’à même le contredire. Mes croquis montrent des réalités et situent des lieux précis pour les batailles aiors que le film se contente du flou en survolant des paysages.
Je regrette de le dire, mais nous sommes toujours dans les billevesées que prônent notamment les archéologues Matthieu Poux et Vincent Guichard. Le premier n’a toujours pas donné les interprétations promises sur la récente découverte de l’âge du fer que ses collaborateurs ont faites dans les silos de Corent. Le second n’a toujours pas mis au jour l’aqueduc qui aurait pu alimenter en eau sa capitale à la Potemkine du mont Beuvray, qu’en tant de contribuable je finance, croyez-moi, bien à contre-coeur.