Je ne vous cache pas que je suis assez content de cette conversation, je ne compte pas le nombre de fois où je suis passé a minima pour un « original » pour avoir mis en doute l’existence de Jésus, même les athées étaient étonnés pour finalement n’avoir qu’une moue dubitative à offrir comme argument.
Le paradoxe est tout simple : même si Jésus a existé, il n’a pas existé puisqu’on a dit tout et n’importe quoi sur lui, ce qui revient à parler d’autre chose, et qu’il faut être tout simplement fou furieux pour prêter foi à tous ces racontars issus de l’imagination populaire. L’être humain a besoin de croire, il paie le prix de ce besoin en étant prêt à croire n’importe quoi. Et au plus ce sera « cul-cul-la praline », au plus ça marchera car il n’est pas de limites ni à la connerie ni à l’exploitation d’icelle.
Il ne suffit pas de nommer une chose pour qu’elle existe. Si l’on me demande si je crois en Dieu, il m’arrive de répondre par une question : « et vous, croyez-vous au ratamoché ? ». Alors mon interlocuteur me demande ce qu’est le ratamoché. Et donc puisqu’il me pose la question, je transpose : « qu’est-ce que Dieu ? ». Dieu n’est jamais qu’un mot de quatre lettres, rien de plus, et ce n’est pas parce qu’un mot de quatre lettre existe que la chose qui lui serait associée existe étant donné que ça peut être tout et n’importe quoi.
J’ajoute que si Dieu existe, à aucun moment il ne demande qu’on croie en lui. Tous les croyants iront en enfer pour cette raison-là, Dieu ne tolérera pas qu’on ait osé croire en lui lors même que l’Univers était assez beau en lui-même pour n’avoir pas besoin de créateur.