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Analis 3 janvier 2016 17:06

Thierry Meyssan est lui d’avis que Obama et Kerry ont fini il y a déjà plusieurs mois de cela par passer un accord secret avec les russes sur la sortie de crise, et que les exigences répétées sur le départ d’Assad masquent en fait une tactique d’accoutumance progressive du public à son maintien – en bref, il s’agirait de ne pas perdre la face après avoir appellé si longtemps à son départ, en jouant sur la mémoire courte des gens. Il faut reconnaître que les choses évoluent dans un sens compatible avec cette interprétation, Kerry reculant progressivement mais constamment sur cette question :

http://www.voltairenet.org/article189697.html

À retenir :

-  La Résolution 2253 interdit aux sponsors de Daesh et d’al-Qaïda de poursuivre leur action. La Résolution 2254 confirme le Communiqué de Genève de juin 2012. Les deux Grands s’accordent pour maintenir la République arabe syrienne et soutenir un gouvernement d’union nationale.

-  L’opposition armée soutenue par l’Arabie saoudite a élu l’ancien Premier ministre bassiste Riad Hijab, en fonction à l’époque du Communiqué de Genève, pour conduire sa délégation. Tandis que la Russie a conclu un accord avec l’Armée syrienne libre et son sponsor, la France.

-  Tout est prêt pour conclure une paix qui permette aux perdants de garder la tête haute. Mais, comme en 2012, la France a relancé ses exigences dès la Résolution 2254 adoptée.

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Le saker rejoint cette analyse :

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/semaine-11-de-l-intervention-russe-175939

Derrière toutes ses rodomontades l a Maison Blanche aurait en fait capitulé et avalisé il y a belle lurette le principe d’une paix basée sur l’arrêt de l’intervention occidentalo-golfo-sionisto-turque, après avoir tergiversé durant longtemps.

Meyssan rapporte cependant l’article de Hersh, ajoutant d’intéressantes précisions. Hersh est cependant sans doute trop pessimiste sur le caractère imperturbable de la politique états-unienne, Obama ayant lui-même agi pour écarter les faucons (ce qui ne l’absout cependant pas de ses propres responsabilités, loin s’en faut) :

http://www.voltairenet.org/article189738.html

À retenir

-  Au cours des derniers mois, la Rand Corporation (principal think-tank du complexe militaro-industriel), l’ancien directeur de la Defense Intelligence Agency Michael T. Flynn, l’ancien président du Comité des chefs d’état-major Martin Dempsey, et l’ancien secrétaire à la Défense Chuck Hagel ont mis en cause les contradictions et les hésitations de la Maison-Blanche.

-  L’intelligentsia militaire US conteste la politique héritée de l’ère Bush de confrontation avec la Russie. Elle demande une collaboration en Syrie et en Ukraine aussi bien qu’une reprise en main des alliés que sont sensés être la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar.

-  Pour les officiers supérieurs US (1) il faut soutenir le président el-Assad qui doit vaincre et rester au pouvoir ; (2) il faut agir avec la Russie contre Daesh ; (3) il faut sanctionner la Turquie qui ne se comporte pas en allié, mais en ennemi ; (4) enfin il faut arrêter d’imaginer qu’il existerait des rebelles syriens modérés et de se cacher derrière ce fantasme pour laisser la CIA soutenir les terroristes.

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Il est cependant certain que le processus de paix est fragile, et que les impérialistes de tout bord feront tout pour le saboter, d’autant que le chaudron ukrainien reste actif.


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