Thierry
Meyssan est lui d’avis que Obama et Kerry ont fini il y a déjà
plusieurs mois de cela par passer un accord secret avec les russes
sur la sortie de crise, et que les exigences répétées sur le
départ d’Assad masquent en fait une tactique d’accoutumance
progressive du public à son maintien – en bref, il s’agirait de ne
pas perdre la face après avoir appellé si longtemps à son départ,
en jouant sur la mémoire courte des gens. Il faut reconnaître que
les choses évoluent dans un sens compatible avec cette
interprétation, Kerry reculant progressivement mais constamment sur
cette question :
http://www.voltairenet.org/article189697.html
À
retenir :
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La Résolution 2253 interdit aux sponsors de Daesh et d’al-Qaïda
de poursuivre leur action. La Résolution 2254 confirme le Communiqué
de Genève de juin 2012. Les deux Grands s’accordent pour maintenir
la République arabe syrienne et soutenir un gouvernement d’union
nationale.
-
L’opposition armée soutenue par l’Arabie saoudite a élu
l’ancien Premier ministre bassiste Riad Hijab, en fonction à
l’époque du Communiqué de Genève, pour conduire sa délégation.
Tandis que la Russie a conclu un accord avec l’Armée syrienne
libre et son sponsor, la France.
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Tout est prêt pour conclure une paix qui permette aux perdants de
garder la tête haute. Mais, comme en 2012, la France a relancé ses
exigences dès la Résolution 2254 adoptée.
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Le
saker rejoint cette analyse :
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/semaine-11-de-l-intervention-russe-175939
Derrière
toutes ses rodomontades l a Maison Blanche aurait en fait capitulé
et avalisé il y a belle lurette le principe d’une paix basée sur
l’arrêt de l’intervention occidentalo-golfo-sionisto-turque, après
avoir tergiversé durant longtemps.
Meyssan
rapporte cependant l’article de Hersh, ajoutant d’intéressantes
précisions. Hersh est cependant sans doute trop pessimiste sur le
caractère imperturbable de la politique états-unienne, Obama ayant
lui-même agi pour écarter les faucons (ce qui ne l’absout cependant
pas de ses propres responsabilités, loin s’en faut) :
http://www.voltairenet.org/article189738.html
À
retenir
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Au cours des derniers mois, la Rand Corporation (principal think-tank
du complexe militaro-industriel), l’ancien directeur de la Defense
Intelligence Agency Michael T. Flynn, l’ancien président du Comité
des chefs d’état-major Martin Dempsey, et l’ancien secrétaire à
la Défense Chuck Hagel ont mis en cause les contradictions et les
hésitations de la Maison-Blanche.
-
L’intelligentsia militaire US conteste la politique héritée de
l’ère Bush de confrontation avec la Russie. Elle demande une
collaboration en Syrie et en Ukraine aussi bien qu’une reprise en
main des alliés que sont sensés être la Turquie, l’Arabie
saoudite et le Qatar.
-
Pour les officiers supérieurs US (1) il faut soutenir le président
el-Assad qui doit vaincre et rester au pouvoir ; (2) il faut agir
avec la Russie contre Daesh ; (3) il faut sanctionner la Turquie qui
ne se comporte pas en allié, mais en ennemi ; (4) enfin il faut
arrêter d’imaginer qu’il existerait des rebelles syriens modérés
et de se cacher derrière ce fantasme pour laisser la CIA soutenir
les terroristes.
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Il
est cependant certain que le processus de paix est fragile, et que
les impérialistes de tout bord feront tout pour le saboter, d’autant
que le chaudron ukrainien reste actif.