Je ne conçois pas l’éthique de cette façon. On a affaire à deux camps : l’un, conservateur, qui prétend que le vin doit être tel qu’il a toujours été, et l’autre, moderniste, qui pense que l’on peut l’améliorer. Au final, c’est le consommateur qui tranche. On peut regretter que le consommateur soit dépendant du critique parce qu’il ne peut pas goûter facilement le vin, mais c’est comme ça. Et le seul problème éthique est celui du conflit d’intérêt : le critique est il neutre, ou « arrosé » par le producteur ? Ce n’est pas en décrétant une éthique qui correspondrait au point de vue conservateur que l’on fait avancer les choses, bien au contraire.