Une précision : on peut faire un vin bio, et ne pas faire un bon vin, le « bio » n’étant pas un label qualitatif. Ceci dit, je suis d’accord avec vous : plus on se passe d’additifs, mieux sait. Encore ne faut-il pas les remplacer par d’autres que j’évoquais (levures, barriques neuves...).
Deuxième précision, qui va dans votre sens : le Beaujolais Primeur est toujours un vin que je bois avec plaisir chaque année, et c’est une performance de faire autant de bouteilles à une qualité très appréciable et d’en faire parler autant. Le Primeur est un vin de soif, d’amitié, de convivialité, et le monde entier en demande. À côté, il y a des crus remarquables : Juliénas, Moulin à Vent, Chénas... ce sont des vins très typés, on ne confond pas un Brouilly avec un Fleurie ou un Saint-Amour, cela prouve que les terroirs ont une grande importance ici contrairement à ce que peuvent dire les détracteurs de la région. Les vignerons sont également très chaleureux et font tout simplement ce qu’il faut faire, un vin à leur image.