Bonjour à tous,
Si je puis me permettre de
donner mon ressenti, alors que l’article de Fergus atteint déjà les 250
commentaires, c’est que ce sujet intéresse, interpelle, pour ne pas dire
passionne certains d’entre nous. Et il y a de quoi : l’élection présidentielle, événement
majeur de la vie politique de notre pays, aura lieu dans 15 mois.
Pour faire simple on distingue trois
camps :
Ceux qui pensent (encore) que l’on pourra
changer, réformer, amender les traités européens. L’auteur en fait partie.
D’autres qui sont convaincus du contraire,
c’est-à-dire que tout est fini, réglé, « Circulez, y a rien à voir : l’UE ne sera jamais réformée car elle
est non réformable. Point final. ».
Je suis de ceux-là.
Je précise que dans ce camp figurent ceux que
j’appellerais les UPRiens encartés,
et d’autres dont moi qui seraient plutôt Upéro-sensibles. Peu importe, ils sont d’accord sur l’essentiel.
Enfin, il y a ceux (assez minoritaires sur ce
fil) qui prêchent pour le Front National.
Au-delà des divergences entre ces trois
courants, l’auteur a le mérite d’avoir posé le problème et aussi de répondre à
quasiment tous ses interlocuteurs. Ce qui exige courage et disponibilité.
Merci à lui.
J’ajoute
que la quantité de commentaires prouve combien ce débat est nécessaire. Alors
pourquoi n’a-t-il pas lieu sur les grands médias ? Pourquoi la question de
savoir si la France doit ou non rester dans l’UE est un sujet interdit ?
Moi, j’apporte la réponse : ce débat est
interdit parce que nous nous sommes fait avoir, on nous a menti et dès lors que
le piège s’est refermé on ne reviendra
jamais plus sur cette question. Nous sommes dans l’UE, point final !
C’est bien cela qui m’étonne chez les
partisans de la réforme des traités européens, « l’autre Europe » comme
disent les partis politiques.
Comment peuvent-ils encore imaginer cette
possibilité alors que tout est verrouillé par les médias aux ordres du système ?
Un excès d’optimisme, sans doute.
On ne
reviendra donc jamais sur cette question.
Jamais ? Sauf si le peuple le décide.
— par l’élection, mais combien de temps faudra-t-il, alors que les médias, soumis au pouvoir de l’argent, occultent volontairement ce
débat... ?
Et puis,
souvenons-nous de ce qu’il advint du vote de 2005 en France et aux Pays-Bas, et de la phrase de Jean-Claude Juncker en janvier 2015 : « Il ne peut y avoir de choix démocratique
contre les traités européens. »
— ou s’il descend dans la rue. Et dans ce dernier cas, le sang coulera.
Car croyez-moi, les bandits qui nous mis dans
ce pétrin défendront leur peau. Et ils feront tirer sur la foule.
Ce sera la cinquième révolution française. La
dernière remontant à 1871...
Pas très optimiste tout ça !
Cordialement.
Thierry Saladin