@bakerstreet
Analyse à laquelle je souscris :
"Mais nous ne pouvons nous empêcher de condamner les
monstres, les exactions envers les personnes qui feront des victimes
recluses, apeurées. Sinon c’est les encourager, et c’est le signe que
nous avons perdu toute capacité de cliver le bien et le mal, une
tendance qui se fait de plus en plus jour actuellement, et qui est
fâcheuse, car tous les régimes obscurs, les totalitarismes ont fondé
leur pelote la dessus : Tout se vaut, le mal et le bien ne sont que
relatifs....Les pscyhopathes et les paranoïques sont très doués pour
partir dans des discours trompeurs et manipulateurs, exonérant d’avance
ce qui les suivront, leur donnant des excuses et des justifications ;
les victimes n’auront rien, eux, pour se reconstituer, quand ils ne
parviendront même plus à parler, perclus par le déshonneur, la honte."
Il faut lire ou relire Thérèse Delpech :
Dans ce livre, émerge une sévère mise en garde : « Les pays de droits
acquis, qui ne se battent que pour défendre des positions
conservatrices, finiront par être balayés » (p. 75). Regarder le monde
en face est une nécessité et le regarder tel qu’il est, et non tel qu’on
rêve qu’il soit, c’est-à-dire en obéissant au principe de réalité, et
non au principe de plaisir, lequel est au service des instincts de mort.
Et retrouver le sens de la réalité ne peut se faire sans un effort de
mémoire.
Ou de courage de regarder la réalité dans les yeux et de la subjuguer.
Thérèse Delpech, L’ensauvagement Le retour de la barbarie au XXIesiècle
Paris, Grasset/Fasquelle, 2005, 366 p.
Référence papier
Marion Duvauchel, « Thérèse Delpech, L’ensauvagement Le retour de la barbarie au XXIesiècle », Questions de communication, 12 | 2007, 425-428.
Référence électronique
Marion Duvauchel, « Thérèse Delpech, L’ensauvagement Le retour de la barbarie au XXIesiècle », Questions de communication
[En ligne], 12 | 2007, mis en ligne le 12 avril 2012, consulté le 07
janvier 2016.
URL : http://questionsdecommunication.revues.org/2553