@Fergus
Je suis désolé Fergus. Un procès d’intention est fait à la présidence de la cour d’Assises de Blois. Vous venez d’ailleurs de relater le jugement porté sur elle par la chroniqueuse. En revanche, il n’est pas été question de porter ce même regard sur la présidente de la cour d’Assises d’Orléans. Je remarque que se sont deux femmes qui étaient aux commandes de ces 2 cours d’Assises. Alors, pourquoi cette différence de traitement ? Pourquoi ne parle t-on pas de l’emprise psychologique de la présidente de la cour d’Assises d’Orleans sur les jurés ?
Par ailleurs, j’ai entendu la chroniqueuse dont vous parlez sur France Inter au journal de 13hOO. J’ai spécialement écouté cette radio pour cette raison. Que dit cette chroniqueuse ? Rien de précis. Jamais elle ne relate les questions posées par la présidente et le jury. En fait, elle livre un billet d’humeur et non un billet objectif. Elle surfe sur la vague de l’émotion.
Durant tout le temps de l’instruction, jusqu’au procès en Assises à Orleans, les filles de Mme Sauvage ont gardé le silence sur les agressions sexuelles dont elles ont signalées l’existence à la barre de la cour d’Assises d’Orléans. Pourtant, durant l’instruction, Mme Sauvage était bien défendue pour des avocats. C’est quand même étonnant que les filles ne se soient pas ouvertes à ceux ci au moment de l’instruction. C’était un élément important dans l’appréciation de la situation.
Quant au suicide du fils par pendaison, je vois fleurir des commentaires faisant le lien entre ce suicide et le comportement de Mme Sauvage. Il est donc parfaitement clair qu’au moment où elle tuait son mari, elle n’avait pas connaissance du décès de son fils.
Bien que vous mettiez des points d’exclamation en parlant de la présence de la chroniqueuse à la cour d’Assises, celle ci ne fait pas un compte rendu circonstancié des séances. D’ailleurs, en consultant les articles sur internet je me rends compte que les comptes rendus des journaux survolent à une hauteur stratosphérique le sujet. Il est impossible de se faire une idée à travers ces torchons. Ce n’est pas du journalisme, c’est du grand spectacle.
Je suis estomaqué en voyant des personnes comme vous se faire une opinion de ce procès en Assises sur la seule base de ces comptes rendus. Nous sommes exactement là dans une présentation partisane des faits. Voyez-vous Fergus, je ne « juge » pas de la hauteur de la peine infligée à Mme Sauvage. Je dis que je suis incapable de me prononcer n’ayant pas à disposition tous les tenants et aboutissants du dossier. Vous êtes très exactement dans la même situation que moi. Il n’y a rien d’autre à dire. Je peux faire preuve d’une grande compassion mais je ne suis pas à même de m’exprimer sur le bien fondé de la peine. Je m’aperçois que vous non plus. Votre billet n’est autre qu’un billet d’humeur, le reflet d’une perception, sans aucun lien avec la réalité des faits.