Juste une information qui réfute un des points abordés par le long document de Phil : le gazage des Kurdes. Saddam Hussein a reconnu lui-même, avec un luxe de détails, le recours à ces procédés lors de discussions avec ses généraux. Cela n’en fait pas un Hitler, mais l’apparente aux tyrans classiques que la triste histoire de l’espèce humaine a produit en grand nombre. Quand l’empereur romain Théodose Ier « le Grand » a fait massacrer la population de Salonique dont quelques éléments remuants s’étaient soulevés contre son gouverneur, il n’a pas procédé autrement. Et la paranoïa meurtrière de Saddam se retrouve chez quasiment tous les dictateurs, couronnés ou non, qui sont arrivés au pouvoir par la violence et doivent s’y maintenir. Son attitude digne et courageuse face à la mort n’est en rien en contradiction avec sa nature sanguinaire. L’erreur des Etats-Unis a été de ne pas continuer à le traiter comme « leur » « son-of-a-bitch »(il ne demandait que cela) et de laisser carte blanche à la vendetta de la dynastie Bush contre lui.