Justement, c’est là que le bât blesse : comme l’a écrit un éditorialiste du New York Times la semaine dernière, si la sécurité des USA était en jeu au point où l’a affirmé Bush on fait la guerre à fond et tout le monde y va par le biais de la conscription. Sinon, on ne la fait pas. Bush fait une guerre au rabais en épargnant soigneusement les classes supérieures : comme d’hab, les principales victimes U.S. sont des hommes blancs des Etats du Sud les plus pauvres. Pendant ce temps là les CEO des grosses firmes emportent des golden parachutes de plusieurs millions de dollars, les traders se distribuent des bonus records, et les troufions doivent se payer du blindage additionnel sur leur solde.