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Sylvain Mauger (---.---.16.30) 16 janvier 2007 20:13

Je partage l’analyse de Monsieur Dussert-Gerber. Pour moi, Il n’y a pas de bons ou de mauvais vins, mais des bons et des mauvais vignerons. Si chaque millésime est différent, on y retrouvera toujours la marque du vigneron.

Venant du monde de l’Internet, j’ai lancé il y a quelques jours seulement, un site de vente de vin de terroirs au prix producteur : http://www.ochato.com. Avec mes associés, nous croyons à un tel positionnement sur Internet. Aujourd’hui nos concurrents présentent des vins au kilomètre, avec pour seule distinction, médailles, récompenses ou fiches techniques formatées. Les goûts aussi sont formatés et l’expérience consommateur se résume à un tri de résultats de recherches.

Pour Christophe Guitard, notre conseiller technique, « un vin ne saurait être de qualité sans le travail de l’homme et de la Nature qui l’accompagnent. C’est pourquoi l’équipe d’Ochato.com s’est efforcée de rechercher non seulement des vins de haute qualité, mais aussi les vignerons et les terroirs qui les portent, qui les dirigent, qui les protègent et les élèvent, et finalement, les respectent au gré des humeurs des millésimes. » Chacun, selon ses goûts et ses coutumes, ses intentions et ses espoirs saura trouver les vins qu’il désire. Les vignerons avec lesquels nous travaillons sur Ochato.com ont gagné notre confiance et notre fidélité car ils ont « remonté leurs manches » ! Et ils n’ont pas fini de défendre leurs goûts !

La filière et encore plus les vignerons qui osent faire dans le vin de caractère doivent tous les jours poursuivre l’effort éducatif. Le goût ça s’éduque. Si on ne peut pas goûter un vin sur Internet, je suis convaincu du potentiel éducatif et technique de que représente ce média. Ce vin formaté, ce vin issu du marketing que vous pointez du doigt, trouve un marché aujourd’hui du manque d’information et d’éducation des consommateurs. S’il boit moins, pour boire mieux, le consommateur doit savoir. Servons-nous des budgets marketing pour faire expérimenter, tester, goûter. Le vin est devenu davantage un produit culturel et festif qu’un aliment du quotidien. Alors ne le traitons pas de la même manière qu’un produit de très grande consommation.

Sylvain Mauger Fondateur et Associé www.ochato.com

« Qui sait déguster ne boit plus jamais de vin mais goûte des secrets » Salvador Dali


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