L’économie est
anthropique, comme le droit et le langage, c’est-à-dire que tout ce
qui la concerne dépend du regard que les hommes ont sur elles. Le
grand critère d’appréciation d’une valeur économique est la
rareté : si l’on découvrait une veine d’or pur de plusieurs
millions de tonnes, ce métal ne vaudrait plus grand-chose.
De ce point de vue
l’œuvre d’art, unique par définition, a une rareté absolue qui
donne un prestige considérable à son propriétaire. C’est pourquoi
je ne crois pas à une chute brutale et généralisée du prix des
plus importantes œuvres d’art.
La bulle financière
crèvera le jour où cela rapportera du cash à un groupe de
puissants spéculateurs.
Comme nécessairement
ceux-ci profitent, vivent, de cette bulle, ce serait comme scier la
branche sur laquelle ils sont assis. En conséquence la situation
économique actuelle va perdurer.
Les peuples ne
changeront pas cette situation car cela supposerait qu’une grosse
majorité de gens en aient une vision claire. Ce qui visiblement
n’est pas le cas dans les pays où le pouvoir est réellement soumis
au scrutin populaire périodique : l’abstention et le vote FN le
montrent trop bien hélas.