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JMBerniolles 11 mai 2016 18:35
@ l’auteur

Finalement votre texte apporte beaucoup d’éléments, y compris de votre propre réflexion qui est intéressante, pour la défense de Sigmund Freud si tant est qu’il soit besoin de le défendre.

Les attaques d’Onfray, ne sont pas au niveau où se situe Freud, notamment celles qui visent la personne même. Caricaturer la théorie du Totem, notamment en prenant presque au pied de la lettre la notion de tuer le père, pour la critiquer n’’est pas non plus très glorieux.

Prétendre que la psychanalyse ne soigne pas, est tout à fait démagogique si l’on ne fait pas une analyse des objectifs, des problèmes et des résultats, parce qu’il y en a.

Est ce que prendre une pillule par jour guérit de maladies mentales profondes, de dépressions ?

Il faut voir qu’au départ Freud est médecin et qu’il développe des méthodes pratiques pour soigner ce qu’il considère comme des maladies, mais qui n’ont pas de support organique connu.
Il recourt à l’hypnose, une manière d’accéder au subconscient. Il constate que les effets sont limités et généralise l’étude du subconscient et son rapport au conscient.
En lisant Freud, très jeune, une chose m’avait frappée. C’est sa grande modestie, ses doutes sur ses théories exprimées tout au long de ses textes. Certainement sa référence fondamentale à la Libido est le fruit d’expériences personnelles. Une auto analyse.....
L’apport de Freud est proprement génial, si l’on veut bien prendre en compte le saut dans les connaissances qu’il a formulé à son époque.

L’apport de Lacan me parait aussi compléter les théories de Freud, et montrer qu’il ne faut pas considérer l’œuvre de Freud comme fermée et impropre à des développements.

Le langage et les mots viennent naturellement dans le champ des précisions sur les relations entre moi et surmoi. Freud avait déjà pensé à l’héritage d’instincts pour les animaux,
Le langage fait partie de l’héritage culturel. Il faut voir avec quelle vitesse un bébé assimile le langage, alors que son cerveau n’est pas encore totalement- formé.

Je prendrai un exemple avec lequel j’ai souvent affaire. Le discours idéologique. C’est à dire un discours d’idées toutes faites qui sont ancrées dans le subconscient avec des mots, des phrases et des formules. Et qui ressortent dans un contexte donné. Souvent, il n’est pas possible d’engager une véritable discussion avec une personne qui est soumise à cette pathologie ( ce n’est considéré comme pathologie que dans le cas de secte, mais c’est une erreur, due au fait que la psychanalyse a déserté notre champ de réflexions)

Enfin, il est un fait que beaucoup de gens on été sauvé par la psychanalyse (du suicide notamment, de complexes mortifères....) J’ai lu il y a longtemps un livre d’un journaliste mondain très connu qui avait soudain éprouvé un sentiment de vide immense et avait été sujet à des angoisses qui le conduisaient inexorablement au suicide, et qui avait suivi une analyse chez Lacan au 5 rue de Lille.

Pierre Rey Une saison chez Lacan

Son livre était tout à fait passionnant, presque plein de suspence, et montrait que cela lui avait évité le suicide.
 

















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