@Gisyl76
La
fusion nucléaire à basse énergie est impossible : la répulsion
électromagnétique entre deux protons, comparable à la répulsion
que l’on constate entre deux aimants dont on met en regard l’un de
l’autre soit les deux pôles sud, soit les deux pôles nord est
colossale.
Pour
la vaincre, il faut communiquer une énergie cinétique aussi
colossale à chaque proton ou mieux aux deux. Quand les deux protons
sont enfin très très proches l’un de l’autre, apparaît une force
d’attraction, plus forte encore que la force de répulsion
électromagnétique.
Elle
colle solidement les protons entre eux, c’est la force nucléaire
forte, ainsi nommée parce qu’elle est la plus puissante des forces
de la Nature (aux côtés de la force nucléaire faible, de la force
électromagnétique et de la gravitation, ces deux dernières seules
s’exerçant à grande distance et de ce faite connue de tous). Lors
de ce collage, appelé « fusion » il se dégage une énorme
quantité d’énergie véhiculée par le rayonnement électromagnétique
et se manifestant par de la chaleur.
On
communique cette énergie cinétique considérable aux protons soit
en chauffant la matière à plusieurs millions de degrés par des
ondes radio (tokamaks) soit en chauffant par des lasers, soit en les
accélérant dans les synchrotrons les plus puissants.
Comme
le neutron peut être vu comme la fusion d’un proton et d’un
électron, d’où sa neutralité électrique, il peut être considéré
comme un « masque » du champ positif qui permet aux protons
rapides d’atteindre les protons cibles.
C’est
pourquoi on aboutit plus facilement à la fusion en bombardant de
l’hélium 3 dont le noyau comprend deux protons et un neutron avec de
l’hélium 2 qui comprend deux protons.
On
voit bien que la « fusion froide » avec des noyaux lents ne
peut pas aboutir à ces phénomènes qui demandent une accélération
des noyaux à une vitesse proche de celle de la lumière. Et que
c’est une arnaque.
Mais
disposer d’une source d’énergie sans limite et sans déchets
radioactifs, capable de sauver l’humanité condamnée à disparaître
sans cela fait tellement rêver les très riches ignorants de la
physique, qu’ils se disent :« Si ça marche, à moi la fortune
immense, si ça ne marche pas j’aurai perdu une petite partie de mon
argent que je ne dépense pas. Ce qui n’est pas très grave car il va
m’en rester encore beaucoup. »
Il
n’est pas du tout certain que l’humanité puisse un jour utiliser
couramment l’énergie de fusion.
Une
piste pourrait être de neutraliser cette maudite force
électromagnétique répulsive par la création autour des
protons-cibles, d’un champ d’électricité négative. Il faudrait la
bombarder avec des électrons très rapides pour pouvoir atteindre le
noyau dépouillé de son cortège électronique (plasma) ou à
travers lui, dans un accélérateur de particules. Ceci aurait lieu
d’un côté pendant que les protons accélérés arriveraient de
l’autre. Ils ne « verraient » plus le champ positif des
protons jusqu’à ce qu’ils arrivent très près, à distance
d’action de la force nucléaire forte ...
Bon,
il faudrait expérimenter, mais avec la « Big science »et de
gros moyens, pas sur un bord de table !