Un exemple concret : j’ai trois malheureux pins à abattre avant qu’ils ne tombent sur la maison.
On ne trouve personne pour les abattre d’un coup, comme l’aurait fait n’importe quel bûcheron digne de ce nom. Il faut grimper et le couper par tronçons.
De plus il est interdit de faire du feu, alors que je comptais en brûler les branches au milieu de mon terrain d’un hectare, ce que je fais depuis trente ans et qui ne présente aucun danger.
Résultat : on me demande 2.000 euros, pour les couper et les réduire en copeaux.
Si je veux vendre les futs, des bois magnifiques de 60 cm de diamètre, du pin Douglas qui a 60 ans, il n’y a pas d’acheteur, et il faut même payer aussi pour les évacuer.
Ce monde marche sur la tête.
On a l’impression de payer tout le temps et pour tout, comme un tonneau des danaïdes.