les mensonges des nantis contre les grévistes de la SNCF : Basta !
Philippe Poutou
Salut à toutes et tous
Ça gesticule d’impatience du côté du gouvernement contre les cheminots
grévistes : Hollande dit qu’il faut savoir arrêter un mouvement, Valls
parle d’une grève incompréhensible, essayant de retourner l’opinion
publique contre les salariés en lutte. Après les raffineurs, après les
imprimeurs voilà donc avec les cheminots la nouvelle cible du pouvoir,
c’est même une de ses cibles favorites.
Et les médias relaient allègrement les mensonges sur les soi-disant
« privilèges » des cheminots ou sur les avantages de la privatisation
pour la population. C’est incroyable le nombre de bêtises racontées par
Valls ou encore les politiciens de droite qui se lâchent contre les
fonctionnaires. Des trucs repris par les médias qui ne vérifient rien,
qui laissent dire n’importe quoi.
A les écouter, avec les cheminots
ce serait une grève pour défendre leur privilèges, des revendicationt
qui n’auraient rien à voir avec la loi Travail !
Ces gens qui
parlent à la télé, ces ministres, politiciens, ces chroniqueurs mentent
c’est une chose. Mais surtout ils n’y connaissent rien, ils ne savent
rien du travail des cheminots comme celui des fonctionnaires en général.
Ils ne connaissent rien et ils s’en moquent. On le sent bien ce mépris
social.
On sent bien aussi que tous ces vrais « privilégiés » en ont
ras le bol du mouvement, des manifestations, des blocages. Ras le bol de
ces salariés qui contestent les politiques libérales, qui relèvent la
tête. Sans doute craignent ils quelque part que ce mouvement peut aller
loin. Le spectre de la grève générale de mai-juin 1936 ?
Ils
aimeraient tant nous parler de football, de ses stars millionnaires,
pour nous faire rêver, pour oublier tous nos malheurs.
Cette
propagande peut marcher car elle exerce une pression considérable. Mais
face à cette offensive anti-mouvement, il faut tenir, multiplier les
actions dans la semaine, préparer sérieusement la journée du 14 juin. Il
faut espérer aussi que les confédérations syndicales seront aussi
radicales que le sont gouvernement et patronat.
La réponse à la
haine de classe du camp des possédants, c’est la radicalisation de notre
mouvement. Plus facile à dire qu’à faire, c’est vrai. Mais il faut
tenir. On a aussi besoin de perspectives, de retrouver et renforcer la
confiance dans nos forces.
Pour cela, la soutien de l’opinion cela
ne suffira pas, il va être nécessaire de convaincre les gens autour de
nous, plus de gens encore à se mobiliser, pour renforcer le tous
ensemble.
Si nous étions des millions dans la rue, c’est pourtant
facile à imaginer, la loi serait retirée, le gouvernement tomberait
immédiatement. Ce n’est pas que du rêve, c’est possible, cela reste
l’objectif.
Philippe