« Qui a eu intérêt à faire se déplacer des millions
de personnes vers l’Europe occidentale ? »
C’est tout simplement la politique officielle, et publique,
de l’oligarchie ! Dans Le moment est venu de dire ce que je sais (Albin Michel, Paris 2015),
Philippe de Villiers se paie la fiole des affranchis du conspirationnisme en
parlant de « complot à ciel ouvert ».
Le 20 juin 2012, le dénommé Peter Sutherland, un
Irlandais, déclarait devant une Commission de la Chambre des Lords :
« ...il faut détruire l’unité interne des nations
européennes (« to
undermine national homogeneity of european nations ») afin de les ouvrir à
l’immigration de masse , changer la structure de leur population, et générer
ainsi plus de croissance économique. »
On pourrait croire que ce Peter Sutherland est un allumé
quelconque, plus ou moins gourou de quelques sectes universalistes, c’est loin
d’être le cas. Voici une partie de son pedigree, copiée-collée de Wikipedia :
« Président de
l’European Policy Centre, de Goldman Sachs International (depuis 1995), de BP
(British Petroleum) (1997-2009), et aussi de la section Europe de la Commission
Trilatérale (2001-2010), Peter Sutherland, est aussi directeur non exécutif de
la Royal Bank of Scotland.
« De 1985 à
1989, il a été en poste à Bruxelles en tant que commissaire responsable de la
politique de concurrence. Entre 1989 et 1993, Peter Sutherland a été président
de Allied Irish Banks. Il fut directeur général du GATT et de l’OMC de 1993 à
1995.
« Il fut
membre du directoire d’Investor AB jusqu’au 11 avril 2005, et de celui
d’Ericsson (dont il fut directeur en 1996) jusqu’au 4 mars 2004. Il a aussi été
administrateur de alibaba.com, société qu’il dirigea en 2000.
« Peter
Sutherland est aussi le représentant honoraire pour l’Union européenne du
Transatlantic Policy Network.
« Il a été membre du comité directeur du groupe
Bilderberg. » (wikipedia)
J’ajoute qu’il est, depuis 2006, représentant
spécial du secrétaire général des Nations Unies pour les migrations (it.wipidedia)
Quant à la citation, elle n’est pas tirée du Petit
lanceur d’alerte illustré pour les nuls et les autres, mais elle a fait
partie du traitement normal de l’information, à partir du 20 juin 2012, comme
en témoigne l’article publié, le 21, sur la site de la BBC.
Et je noterai encore l’arrivée massive et
permanente de mineurs non accompagnés que les trafiquants ne transportent pas
par philanthropie. A quoi s’ajoute cette réflexion désinvolte d’un proche- ou
moyen-oriental débarqué sur Lesbos et en passe d’être ramené en Turquie : « De
toute façon, dans deux jours, je reviens… » Ce n’est pas la réaction d’un
type qui en est de sa poche.
Pour conclure, je rappellerai enfin qu’en 2007, cinq ans avant Sutherland donc, Sarközy campait déjà sur la même ligne, en des termes à peine différents, qui déclarait,
le 14 janvier, à l’occasion de son discours du Congrès de l’UMP :
« Je veux être le président d’une
France qui aura compris que la création, demain, sera dans le mélange, dans
l’ouverture, dans la rencontre, je n’ai pas peur du mot,… dans le métissage.
»
Voilà, je pense, qui répond à un certain nombre de vos questions.
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