« Un pour cent de la population américaine détient un tiers de la richesse nationale. Le reste est réparti de telle manière que les 99% de la population restante sont montés les uns contre les autres : les petits propriétaires contre les plus démunis, les Noirs contre les Blancs, les « natifs » américains contre les citoyens d’origine étrangère, les intellectuels et les professions libérales contre les travailleurs non qualifiés et non diplômés. Ces groupes se sont opposés et ont lutté les uns contre les autres avec une telle violence qu’ils en ont oublié qu’ils étaient tous réduits à se partager les maigres restes de la richesse nationale. »
’Une histoire populaire des États-Unis’ Howard Zinn
« Étaient et sont des « hommes sans monde » tous ceux qui sont contraints de vivre à l’intérieur d’un monde qui n’est pas [plus] le leur, d’un monde qui, bien qu’ils le produisent et le fassent fonctionner par leur labeur quotidien [présence concentrée au boulot mais sans identification au produit à la con, et ainsi ça produit même plus vite ...], monde pas construit pour eux [mais pour la classe dominante]
Sans cette gymnastique du néant ils se retrouveraient dans le néant, ou assis devant l’écran [à regarder ’Les Marseillais’]– mais ce faire n’est qu’un déguisement du rien-faire, et parce qu’ils seraient alors contraints d’avaler quotidiennement la pâtée du temps libre surgissant toujours de nouveau devant eux »
« le déraciné multiethniqué par la gôôôche » G. Anders