Concert
d’hommages intarissables à l’annonce du décès d’Elie Wiesel, couvert
d’honneurs... si les temps qui nous sont donnés de vivre peuvent nous
être d’un quelconque enseignement, tout cela ressemble fort à un écran
géant d’une fumée dense qui se voudrait, tel un brouillard d’une
épaisseur peu commune, intimidante et dissuasive quant à toute tentative
de cerner la vérité d’un homme et la vérité sur un homme.
Aussi, à la lumière de toutes ces controverses, et pour revenir à « Elie Wiesel la conscience du monde »,
devons-nous en conclure qu’il s’agirait d’une conscience
intellectuellement faible, moralement versatile, qui plus est, une
conscience marchande, idéologiquement orientée et peu scrupuleuse avec
les faits historiques, ceux qui nous sont propres en particulier, et par
ricochet, les faits bien réels ceux-là dont on usurperait et la
paternité et la sanctification ?
La
question est ouverte ; elle n’est sans doute pas près d’être refermée
car plus gros est le mensonge plus la vérité chavire, prend l’eau et
sombre... jusqu’à toucher le fond, abyssale : vase et obscurité.