Un excellent article
qui allie éthique et politique : l’éthique et pas seulement
parce qu’il taille un costard à l’ineffable BHL qui se targue
d’être un arbitre en matière d’éthique justement, philosophe
de l’entre-soi germano-pratin qui a son coin de nappe réservé
chez tous les médias friands d’entamer la valse au son de ses
sornettes et dont les dangereuses lubies ont convaincu Sarkozy,
brillant politicien de caniveau mais piètre politique qui nous a
fourrés dans ce guêpier libyen avec son compère Cameron.
Ce dernier a eu son heure de gloire qui l’a rangé dernièrement des voitures à coup de pied au cul pour le plus grand bonheur des Britanniques.
Il faut avouer que comme
chefs de guerre les deux pieds nickelés se posent un peu là.
Anachroniques, ils se
pensaient sans doute encore à l’époque de la politique de la
canonnière quand trois obus suffisaient à mettre au pas les
récalcitrants.
Et, savourant la gloire d’un triomphe obtenu sans péril ils n’ont pas pensé à sécuriser les arsenaux
libyens qu’ils avaient contribué à remplir a ras bord.
Al Qaeda, milices islamistes connaissaient pas ou ils avaient oublié leur existence...
Avec
comme résultat de ce splendide raté politique et militaire : dernièrement encore un hélicoptère français et son équipage ont
été abattus dans ces zones indéfinies du Mali.
Avec 90 chances sur
cent que les victimes françaises doivent leur triste sort à des
munitions et des armes que nous avions livrées à Kadhafi.
Livraisons peut-être
d’ailleurs juste avant que ne germe dans la cervelle philosophale (
à ne pas confondre avec la pierre du même nom ) l’idée d’en
découdre avec le dictateur libyen et qu’il ne fît partager son
obsession à Sarkozy sur lequel pesait la perspective d’un chantage
sur ses financements libyens.
Au prétexte que Kadhafi
s’apprêtait à remettre de l’ordre dans une partie du pays en
proie aux crises d’urticaire que l’on a appelées des révolutions
arabes avec la grandiloquence de ceux qui prennent leurs désirs pour
des réalités ( une forme de paranoïa qui peut passer par des
phases aiguës comme on l’a vu)
Il est seulement dommage que
DSS reprenne les formules BHLienne sur les dictateurs sanguinaires
auxquels il associe Assad, des bisounours pourtant comparés à
ceux qui s’étripent (et la population avec ) que ce soit pour succéder à l’un et pour avoir la peau de
l’autre.
Alors, oui, il y a
quelque indécence et même du cynisme pour ces deux matamores de pacotille de
regretter les effets indirects dont la carnage de Nice fait aussi partie. quand on sait la lourde part de responsabilité qu’ils
ont dans le marasme.
Et encore se
contenteraient-ils de se pavaner en Messieurs « genre anciens combattants « qu’on se mettrait le
doigt sur la tempe et on passerait à autre chose mais en plus notre
régulateur auto-proclamé de l’harmonie du monde regorge à nouveau tout plein d’idées
pour assurer à ceux qui ne lui demandent rien l‘accès au bonheur
malgré eux.
Tandis que l’autre, le politicien blackboulé, envisage avec
le plus grand sérieux de solliciter à nouveau les suffrages de la
France qu’il espère oublieuse de ses insuffisances et de son
incompétence passées.
Un moment de honte est décidément vite passé pour peu qu’il advînt un jour.