@Janel
Je ne peux empêcher
les Français de préférer les séries américaines aux françaises,
d’écouter en masse des chansons syncopées en anglais qui sont d’une
si faible créativité musicale qu’un jour, à partir d’éléments
prélevés dans l’existant, ce sont des ordinateurs qui composeront !
Un magazine féminin
comme le ELLE met un point d’honneur à ce que ses articles soient
parsemés d’un maximum de mots anglais : ça fait plus chic, ça fait
plus « in ».
Si elle n’est pas
Art et Essai, une salle de cinéma ne peut espérer subsister sans
diffuser les films US.
Beaucoup ont pour
thème le fantastique ou la science-fiction et sont des « teasers »
ou des « boosters » diffusant cependant subtilement une
idéologie conservatrice.
Les films qui
montrent des États-uniens dans la vie actuelle choisissent ceux-ci
dans la upper-class, les riches, ou alors dans les classes moyennes
sans même évoquer les difficultés actuelles de celle-ci. Et je ne
peux empêcher mes compatriotes de penser que « l’Amérique »
c’est cela, ce qu’ils voient au cinéma.