, @philippe baron-abrioux
Philippe, merci à vous aussi de votre réponse. Je mesure tout la portée de ce que j’ai écrit mais peut-être me suis-je mal exprimé ; qui écrit mal risque d’être mal lu...Je vais tâcher d’être plus clair.
Imaginons que vous êtes un chef d’État. Si votre pays est envahi par des bandes criminelles se réclamant d’une idéologie ou d’un courant religieux radical, que ces bandes massacrent, torturent, pillent, violent, réduisent en esclavage vos compatriotes, vous allez tenter de les neutraliser ou plus probablement de les éradiquer (pour rester poli) ? Et vous ne lésinerez pas sur les moyens ? Vous êtes d’accord jusque là ?
S’il s’avère que ces barbares sont en majorité étrangers et viennent de pays dont les gouvernements ne font rien pour empêcher ces individus de partir et se livrer à de telles exactions (voir les encouragent cf nos deux amis Cazeneuve et Fabius), vous allez certainement piquer une grosse colère contre ces pays ? N’est-ce pas ?
Pris de cet accès de colère, vous penserez peut-être même à laisser repartir certains de ces vilains garnements qui ont semé la mort dans vote pays ? Après tout, il vaut mieux qu’ils s’en aillent, ça sera toujours ça de moins à gérer, non ? S’ils retournent dans leur pays d’origine pour se livrer aux mêmes exactions, ça ne vous regarde pas finalement. Par bonté d’âme ou plus sûrement pour montrer l’étendue de la bêtise de ces gouvernements, vous pourrez à la limite les prévenir après coup : « Attention, y a 2, 3 types patibulaires mais presque qui ont fait de grosses saloperies chez nous ; il est possible qu’ils en fassent de même chez vous. »
Maintenant imaginons que ce chef d’Etat soit Bachar al Assad, que ce pays soit la Syrie et que ces bandes soient Daesh et les autres organisations djihadistes. Vous comprenez mieux où je veux en venir à présent
Je ne légitime ni ne justifie rien, il n’y a pas de moral dans mon propos ; je livre seulement un constat froid, clinique de la situation. Oui, on peut penser que c’est scandaleux, dégueulasse mais nous ferions probablement la même chose à la place des Syriens !
La Syrie est un État laïcisant, où on pouvait encore avant la guerre siroter une bière en terrasse (revendication chère à nos Charlies), chose qui n’est plus guère possible dans d’autres pays musulmans, à moins d’aller dans les quartiers de la haute...Vous voyez que la notion de droit est toute relative, boire une bière dans certains pays relèvent davantage du privilège. Qu’en dit la communauté internationale ? Pas grand chose vu qu’elle n’existe pas !
Bonne soirée