@berry
Votre bilan
positif de l’immigration est aussi irréel que le bilan positif des
pays communistes de Georges Marchais.
Quand je parle
d’immigration, je parle d’arrivée d’hommes et de femmes depuis le
néolithique !
Les archéologues
retrouvent les traces de nombreuses « cultures » qui étaient
le fait de tribus arrivant pacifiquement de l’est et du sud du
continent. Elles se sont installées bien avant l’âge du fer époque
où sont arrivés massivement les Celtes ou Gaulois.
La conquête de la
Gaule par les Romains, même si elle s’est accompagnée d’un génocide
: on parle d’un million de morts et d’un million d’hommes et de
femmes libres réduits en esclavage sur une population estimée à
moins de vingt millions, a eu un effet globalement positif.
La civilisation
gallo-gréco-romaine ( car les Romains étaient fortement hellénisés)
a brillé sur le continent au point de faire rêver les Germains
comme certains ont rêvé d’Amérique plus tard. Beaucoup, pendant la
Pax romana, se sont d’ailleurs infiltrés pacifiquement et ont
défriché des terres encore vierges pour le profit de tous.
Pendant le Haut
Moyen-âge, même s’ils ne sont pas installés dans le pays, les
Arabes d’Espagne ont transmis à nos ancêtres toute la culture
grecque oubliée, une médecine, une astronomie, une mathématique
qui ont constitué une première renaissance depuis l’empire romain.
La « Renaissance »,
célébrée comme tel (à tort d’ailleurs car le Moyen-âge classique
fut aussi une période de progrès techniques et de création
artistique) dont les châteaux de la Loire sont le prestigieux
souvenir, a beaucoup dû à l’arrivée d’architectes, d’artistes, de
tailleurs de pierre venus d’Italie.
Durant le règne de
Louis XIV de nombreux artisans et ouvriers allemands ont émigré en
France pour fuir l’insécurité qui régnait alors dans l’Empire.
Malheureusement, la Révocation de l’Édit de Nantes a inversé le
mouvement et ce sont nos artisans protestants qui sont allés donner
à la Suisse nos secrets d’horlogerie ... dont elle a bien profité !
Aux XIXe
et XXe siècles, outre une grande masse de travailleurs
anonymes indispensables à notre développement industriel,
l’immigration nous a apporté Chopin, Gustave Eiffel, Marie Curie,
Apollinaire, Van Gogh ... Bon, il faudrait une page de noms !
L’immigration,
voyez-vous, c’est aussi, c’est surtout ça !
Quant au bilan des
pays « du bloc de l’Est » comme on disait avec mépris, il
faut l’étudier avec objectivité et non y répondre par une
propagande capitaliste réflexe.
Il était dans la
conception de Hitler de conquérir à l’est de l’Allemagne des
territoires qui deviendraient des fiefs pour les seigneurs aryens.
Autrement dit si la Russie était restée tsariste, elle aurait été
aussi envahie tout comme la Tchécoslovaquie et la Pologne.
Avec en face de lui
l’armée d’un régime mi-féodal mi-capitaliste bien corrompu (les
capitalistes russes plaçant leurs bénéfices à l’étranger), nul
doute que la Whermacht serait arrivée à Moscou avant Noël 1941 et
obtenu la capitulation du tsar.
La face de la
Seconde guerre mondiale en eût été changée, croyez-moi, notamment
pour les Français !
Malgré les erreurs
stratégiques de Staline, qui a permis aux nazis une avancée facile
au début, l’industrialisation à marche forcée de l’URSS sous la
férule des « bolchéviks », fut que devant Moscou, l’armée
allemande subit une défaite qui lui coûta de grosses pertes en
hommes et en matériel et ôta aux généraux allemands les plus
lucides beaucoup d’illusion.
Avant 1939, la
Pologne était un état féodal, la noblesse était encore
privilégiée, évidemment, non démocratique soumis après la mort
de Pilduski, une sorte de Pétain polonais, à la dictature
obscurantiste de colonels qui avaient le plein soutien d’une église
catholique ultra-réactionnaire (tradition qu’on retrouvera chez
Jean-Paul II) et violemment antisémite.
L’occupation russe
après 1945, fut comme un courant d’air dans cette société
arriérée. Et l’industrialisation fut là aussi opérée à marche
forcée pour le plus grand intérêt du peuple polonais.