@César Castique
Toute la doctrine socialiste
(communiste comme nationale) plaide en faveur d’un prolétariat
sain de corps et d’esprit, l’opposant à la bourgeoisie corrompue
et décadente.
Là encore, soit par ignorance, soit
par mauvaise foi, vous amalgamez deux concepts qui s’opposent
fondamentalement.
Pour les racistes d’extrême-droite,
l’inégalité des hommes entre eux et la supériorité de
l’homme sur la femme est génétique, innée.
Cela se constate à propos de
l’antisémitisme, « valeur » commune à l’extrême-droite
d’avant-guerre et à l’église catholique d’alors.
Pour un bon catholique, donc
antisémite, un juif qui se convertissait devenait fréquentable,
comme un chrétien qu’il était devenu.
Pour les nazis, un juif, et même un
demi-juif ou un quart de juif restait un être inférieur de par sa
naissance, quoi qu’il fasse. Ils appliquaient là le même principe
que les racistes américains envers les noirs.
Les marxistes, lointains héritiers de
Rousseau et de son « Émile », pensent que c’est l’éducation
qui différencient les humains.
Ils pensent, et vérifient, que l’on
apprend au jeune bourgeois à ne pas se mêler aux gamins du peuple
dans ses jeux et à regarder de haut, même enfant, un adulte mal
habillé.
Il apprend même à mépriser le
travail manuel et à respecter seulement « le travail » du
père rentier qui joue à la Bourse ou va toucher ses fermages.
On ne donne du « Monsieur »
qu’à un homme à chapeau et du « mon brave » à un "salopard
à casquette« . Si c’est un vieil homme, on l’appelle : »le
père Machin".
Les marxistes pensent, et le présent
leur donne raison, qu’une autre éducation aurait « fabriqué »
un jeune homme avec de toutes autres idées.
En peinture, le réalisme socialiste n’a rien à envier à son équivalent national-socialiste.
Là vous avez
raison ! Mais là encore les raisons de ces interdits sur l’art
moderne, diffèrent totalement.
Aimer l’art
pictural, en particulier depuis l’impressionnisme, c’est se laisser
aller à éprouver une émotion.
Les nazis pensent
qu’éprouver une émotion esthétique pour un bon aryen, c’est une
faiblesse qu’il faut laisser aux femmes. (Étonnant d’ailleurs car
devant la musique instrumentale, art abstrait par excellence,
l’émotion artistique est bien venue, même chez les gardiens de
camps de la mort.)
Pour Staline,
l’urgence des urgences c’est d’éduquer le peuple de paysans russes
ignorants pour qu’ils deviennent de farouches combattants
soviétiques, comme soldats et comme travailleurs.
Les peintres
doivent être au service du peuple et non de quelques esthètes
privilégiés pour cette bataille.
Ils doivent
susciter des émotions, eux, chez les spectateurs, mais des émotions
en faveur de la Mère patrie et du socialisme.
Trotski pour sa part, ira jusqu’à
prophétiser l’avènement d’un surhomme, maître des "processus
semi-conscients et inconscients de son propre organisme"
Bon visionnaire
Troski ! C’est ce que la recherche en biologie de pointe vise. Et
elle a accompli ces dernières décennies des progrès fulgurants. On
en est aujourd’hui à entreprendre la fabrication d’un cerveau
artificiel pour mieux comprendre certains mécanismes du cerveau
biologique.
Nul doute que dans
une cinquantaine d’années, si l’humanité survit jusque là, on
pourra optimiser le fonctionnement des organes des humains par la
copie génétique de ceux des individus qui présentent les
meilleures performances.
Mais cela n’a rien
à voir une quelconque forme de racisme puisque ce sera universaliste
!!!