• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


F-H-R F-H-R 11 août 2016 16:23

@tashrin
Dans le contexte actuel, protéger le salarié revient à interdire aux entreprises de licencier, sous peine de procédures compliquées et de coûts qui peuvent s’avérer exorbitants.
Pour moi, protéger le salarié, c’est lui garantir un revenu décent s’il se retrouve au chômage. Cela a bien sûr un coût pour la société.
Concernant les charges, il est clair que plus elles sont élevées, plus l’entreprise préfère pressuriser les salariés plutôt que d’embaucher. D’ailleurs, les « 35 heures », qui revient à une augmentation des charges, ont été un fiasco, une ineptie, un sophisme, car beaucoup de PME n’avaient pas les moyens d’embaucher et leurs salariés ont dues assumer la même charge de travail en moins de temps ou en heures supplémentaires. Cela a conduit à la fermeture de nombres entreprises et donc à du chômage. Seules les très grandes entreprises ont pu se permettre d’embaucher et ont bénéficiées des primes. Quant à dire que « Si une affaire juteuse se profile, l’entrepreneur embauchera, peu importe les contraintes du droit social », je pense qu’il faut que l’affaire soit vraiment lucrative ; car il faut bien que les coûts fixes soient distribués sur chaque unité produite (y compris s’il s’agit de service). C’est toute la question de la valeur marginale. Si le gain in fine est faible, aucune chance que l’entreprise se lance et c’est bien la raison pour laquelle les petits artisans n’embauchent pas. D’où la nécessité d’avoir des charges raisonnables.
Concernant la baisse de la TVA qui a eu lieu, il est vrai que peu de commerçants l’ont répercutée sur le prix de vente de leurs produits. En tout état de cause, ils ne pouvaient à la fois répercuter la baisse de la TVA sur les produits et en même temps augmenter leurs salariés (ou embaucher).

Pour en revenir à la flexibilité, vous dite que « Entreprendre implique par définition un risque. La rémunération du capital tient compte de ce risque. La rémunération du travail non ». Le capital d’une entreprise ne se résume pas à ses immobilisations. Le savoir-faire et donc la qualité de son staff est aussi et surtout un capital. L’entreprise ne s’amuse pas à embaucher et débaucher pour le plaisir. La question est savoir qui paye le chômage quand une entreprise doit dégraisser. Je soutiens, pour ma part, que l’argent dépensé inutilement dans l’administration (cf. mon poste plus haut), doit servir, notamment, à soutenir l’économie et non une fonction publique pléthorique.
Je parle de dizaines de milliards d’euros qui sont aujourd’hui dilapidés et qui pourraient servir également soutenir les plus faible (santé, énergie, éducation, …) et à rembourser la dette.

L’Etat doit servir et protéger les citoyens et non pas servir ses propres intérêts comme depuis maintenant des décennies.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès