Décidément
l’islamisme est une source inépuisable d’inspiration non
seulement pour quelques âmes perdues en manque de repères ( dont Daech
récupère à qui mieux mieux les aberrations criminelles, bien
aidé en cela par des médias qui mettent beaucoup de zèle à les
porter à son crédit ) mais encore pour quelques plumitifs qui nous
assènent leurs truismes comme autant de vérités révélées.
Il n’y a qu’à !
Merveilleuse ellipse
intellectuelle qui permet de suggérer tout et n’importe quoi comme
si avant que l’illumination ne les éclairât, personne n’avait
avancé la moindre suggestion.
Un peu comme
l’ineffable Ciotti qui, devant les vagues d’immigrés qui
déferlent par Menton, sont renvoyées en Italie et renouvellent
leurs tentatives, réclament plus de fermeté de la part du Ministre
de l’Intérieur mais se garde bien lui-même d’avancer la moindre
proposition : il n’y a qu’à… !
Qu’à quoi ?
Plus de fermeté !
Plus de fermeté que l’expulsion ?
Mystère ou la solution finale à laquelle il pense est-elle
indicible ?
Zemmour avait une lecture toute personnelle du Droit
maritime qui impose de secourir des bâtiments en perdition :
lui, il laissait faire la nature et regardait à bâbord quand le
drame se déroulait à tribord ! C’était cynique, criminel mais avait le mérite de la clarté !
Il n’y a qu’à
éradiquer l’islamisme radical ! Fort bien mais encore…
Par des
incantations ? En bombant le torse ? En envoyant des
troupes au sol dans leurs sanctuaires ?
Où est l’union nationale sur une telle proposition ?
Surtout quand on
voit la propension des puissances occidentales à soutenir la peste
islamiste radicale pour combattre le choléra Daech, il devient malaisé
d’expliquer à l’opinion que l’on court le risque d’être dépassé par ses propres
créations diaboliques…
On voit mal comment
formater des cerveaux pour les vacciner contre des coups de folie.
Par contre, voulues ou non, ces dérives islamistes sont un contre-feu idéal ( l’effet
d’aubaine, ça existe ) et la priorité du
moment semble être toute autre : il s’agit plutôt de détourner l’attention de la paupérisation
programmée au nom de la compétitivité néo-libérale.