RUNO REBELLE a bien fait l’objet d’investigations de la part des Renseignements Généraux. Nouvelobs.com publie ici en exclusivité la « notice » émanant du service de renseignement concernant le nouveau conseiller de Ségolène Royal, datée de ce mois.
Créée le 11 janvier dernier et modifiée le 15, cette note ne fait pas état de ni de détails personnels émanant de sa procédure de divorce en 1990, ni d’une quelconque interpellation pour vol. Elle se contente de rappeler un seul démêlé judicaire en marge d’une manifestation contre la réouverture du tunnel du Mont Blanc aux poids lourds en le 6 octobre 2001 à Saint-Jean-de-Maurienne. Les RG notent que Bruno Rebelle s’est particulièrement « illustré » lors de cette manifestation « au cours de laquelle avaient eu lieu des dégradations de biens privés ainsi qu’un entrave à la circulation. Ces faits lui ont valu une citation à comparaître le 20 janvier 2003 ».
Officiellement, selon les RG, cette notice concernant l’ex-directeur de Greenpeace France aurait été « actualisée automatiquement et sans ordre » lorsqu’il a rejoint l’équipe de Ségolène Royal. Une « actualisation » très partielle en réalité : la fiche ne fait même pas mention de la cessation de ses fonctions à Greenpeace qui date pourtant de 2003.
Voici le contenu de la note des RG, modifiée le 15 janvier 2007, concernant Bruno Rebelle.
Janvier 2007
DCRG
NOTICE
Nom REBELLE
Prénom Bruno
Date et lieu de naissance 1er décembre 1958 à Annecy (74)
Filiation/
Nationalité Française
Situation de famille Marié le 9 juin 1984 à Coubon (43) avec XXXXXXX XXXXXXX,
née le 29 juillet 1954 à Sainte-Foy-lès-Lyon (69), médecin spécialiste
en pédiatrie.
Adresse XXXXXXXXXXX à Montreuil (93)
Téléphone XXXXXXXXXXX (Portable)
Profession Vétérinaire de formation, diplômé de l’école nationale vétérinaire de Lyon (69) en 1981.
Mouvance - Activités Directeur des programmes à Greenpeace International à Amsterdam (Pays-Bas) depuis août 2003 après avoir été directeur exécutif de Greenpeace France à compter de novembre 1997. A ce titre, il est coordonnateur des campagnes, chargé de la communication et des activités politiques de Greenpeace International partout dans le monde.
Evénements- Antécédents :
Durant son passage à Greenpeace France, ayant succédé à Pénélope Komitès -actuellement adjointe (Verts) au maire de Paris, chargée des personnes handicapées-, il a entrepris une politique de redressement de l’organisation après avoir constaté un certain nombre de carences. Il a notamment redynamisé les groupes locaux, développé le partenariat avec les autres forces écologistes existantes, rétabli la situation financière en assurant une meilleure gestion et lancé un programme de diversifications des campagnes, toutes choses lui ayant valu sa « promotion » actuelle à Greenpeace. Durant son exercice, il a plus que triplé le nombre des salariés du siège -passés de 8 à 27- et doublé le nombre des adhérents donateurs (actuellement au nombre de 57.000). Quant au budget, il l’a tout simplement quadruplé entre 1997 et 2003 (4.8 millions d’euros). Il prétendait « jouer la transparence » sur l’organisation qu’il dirigeait, multipliant les rencontres et les conférences. Selon Yannick Jadot, son collaborateur le plus proche à l’époque, il « était présent dans tous les milieux : industriels, politiques, associatifs et pas seulement écologistes ».
Homme de dossiers « bien ficelés » et de communication, il est capable de nouer un véritable dialogue avec les politiques et les industriels. En politique, il se veut « interlocuteur et non partenaire », de tout élu prêt à s’engager sur les questions environnementales, de Corinne Lepage à Dominique Voynet en passant par François Bayrou. Son expérience de la solidarité internationale l’amène à recentrer les problématiques environnementales « vers davantage d’équité ». Dans ce contexte, il propose de nouveaux rapports nord-sud en matière de questions environnementales.
Concernant l’altermondialisme, bien que s’étant illustré durant le sommet du G7, en juin 1995 à Lyon en animant le « Sommet du contre G7 » au sein du collectif des « Organisations de solidarité internationale » (O.S.I.), il a, plus récemment, exprimé des doutes à l’occasion du 3eme Forum social européen -Londres en octobre 2004-, quant à l’efficacité de telles réunions qu’il verrait plutôt axées sur une thématique bien particulière, à l’exemple du climat ou du protocole de Kyoto.
Membre du Conseil national du développement durable (C.N.D.D.) créé le 13 janvier 2003 par le 2eme gouvernement Raffarin, il n’en devait pas moins dénoncer dans la presse « la politique du gouvernement qui est une politique de renoncement durable ».
Antérieurement, de novembre 1983 à 1995, année de son départ dans le cadre d’un « psychodrame associatif », il a occupé le poste de président puis de directeur général de l’association « Vétérinaires sans frontières », qu’il avait lui-même créé en novembre 1983 à Lyon. Il ouvre sa première clinique vétérinaire sur le plateau du Vercors en 1984.
En 1996, il œuvrait comme consultant privé auprès d’organisations internationales (W.W.F., Care...).
Dans ses premières années militantes, il passait pour un « baroudeur », s’étant notamment rendu en Amérique du Sud, en Afrique, au Népal...
Par ailleurs, dans le cadre d’une mobilisation contre la réouverture du tunnel sous le Mont-Blanc aux poids lourds, il s’est particulièrement « illustré » lors d’une manifestation environnementaliste, le 6 octobre 2001 à Saint-Michel de Maurienne (73), au cours de laquelle avaient eu lieu des dégradations de biens privés ainsi qu’une entrave à la circulation. Ces faits lui ont valu une citation à comparaître, le 20 janvier 2003, devant le tribunal correctionnel d’Albertville (73).
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