Ce que disait Daniel Bensaïd à propos des « gauches » en 2008 est toujours d’actualité :
« Leurs gauches et la nôtre
Les derniers seront les premiers.
Aucun doute, nous sommes une arrière-garde, « et non seulement une
arrière-garde, mais une arrière-garde un peu isolée, quelquefois un peu
abandonnée [1] ».
Et nous sommes si infimes, si petits à leurs yeux, en « masse politique
et sociale », qu’ils ne nous aperçoivent pas, que « nous n’existons pas
pour eux [2] ».
Comme l’a dit Gérard Miller, quiconque n’est pas invité au mariage
d’ouverture d’un dirigeant socialiste peopeulisé, n’existe pas
socialement.
Du moins n’y a-t-il dans notre carrière « aucun rebroussement, aucun
renoncement ». Des erreurs, sans doute. Des défaites, bien sûr. Mais pas
de débâcles morales, pas de défaites honteuses. Des défaites
honorables, qui autorisent à garder les armes et à recommencer. Honte,
en revanche, à cette gauche qui a « désappris le socialisme pour
apprendre à gouverner », à cette gauche d’opinion et non plus de
militance et de conviction. »
La suite ici pour les intéressés :
http://danielbensaid.org/Leurs-gauches-et-la-notre