Malgré tout, il faut se méfier de l’histoire officielle. Le septennat de Giscard est aussi marqué par quelques morts « politiques » suspectes (comme l’affaire Boulin, par exemple), d’autre part, les médias et la police étaient bien plus verrouillés qu’aujourd’hui. On oublie que les radios libres existaient à peine, que les journaux satyriques étaient souvent interdits et que la France était toujours une demi-démocratie sur un certain nombre de sujets.
Je vous renvoie également à la biographie de Mitterrand écrite par Franz-Olivier Giesbert, qui cite une anecdote impliquant Giscard dans un attentat pro-OAS pendant la guerre d’Algérie. Inquiétant et jamais démenti à ma connaissance. Le livre doit toujours se trouver en poche, collection Points du Seuil.