« le métier n’attire plus de vocations, ce métier si noble en vient à tuer ceux qui l’exercent »...
Que vous parliez des enseignants ou des paysans, c’est tout aussi roboratif, m’dame, sauf votre respect. Les mêmes phrases, dont il suffit de changer les mots référents.
L’élève brille par sa capacité à aligner les poncifs. « Le métier est rude, il exige une présence de tous les instants, il réclame un travail par tous les temps, il peut être exténuant »
On dirait un extrait du « tour de France par deux enfants »...Tout cette prose d’almanach Vermot, au cul des chevaux et du soc de charrue, pétainiste, avec exaltation de la terre, est totalement réductrice. Il y a juste à la fin ces quelques lignes sur les produits locaux, et les limites de la mondialisation, dont beaucoup de paysans d’ailleurs, tirent de confortables revenus. Tout en laminant l’agriculture des pays émergents, précisément. Car les couts de production sont en notre faveur, contrairement à ce que vous semblez penser. Un paysan du Maghreb déboulant sur le marché avec ses poulets, n’a aucune chance face aux poulets de batterie qu’on impose à l’export.
Voilà où le bat blesse, il n’existe pas qu’un monde paysan, mais plusieurs, entre lesquels la faille n’en finit pas de s’agrandir, et les intérêts de diverger.
Le slogan, « paysan -jardinier de la nature », opérant du mythe voir du mensonge, car on n’a jamais vu de jardinier empoisonné l’eau de son puits, à moins qu’il ne soit fou.