Justement un ami me signalait il y a quelques jours les massacres opérés par les Britanniques en Australie, comparable à celui opérés par les nazis en Allemagne, avec une volonté d’extermination délibérée.
Donc il n’y a pas que la négation typiquement coloniale de la souveraineté préexistante sur un territoire allogène, il y a une politique d’extermination pour y parvenir.
Il semblerait que les Britanniques aient mis en place de véritables camps de concentration.
En fait, il cherchait à chiffrer le nombre de victimes.
Les Britanniques ont fait de mêmes avec les Acadiens francophones au Canada, avant d’avoir une supériorité numérique : les colons français refusant de soumettre la couronne britannique, la Couronne décida tout bonnement de les liquider physiquement, mais pour cela, elle les déporta en les divisant de façon aussi à casser leur identité, les autres étant décimés par la faim et les épidémies.
Cela montre que cette stratégie est avant tout une prédation économique, avant d’être un racisme avéré.
Les Aborigènes eussent-il été blonds aux yeux bleus qu’ils auraient eu le même sort. Le discours raciste se construit après.
... et il existe encore en Australie.
J’ai lu il y a de cela il y a quelques années un roman policier de Peter Temple, le romancier australien, The broken shore ( mon fils avait une prof australienne qui l’a donné à étudier )
Un roman terrible, qui dénonce la société australienne raciste, la situation de nette infériorité sociale et la misère des Australiens aborigènes.
Evidemment, la télé nous montre des Aborigènes vivant à l’Etat de nature comme dans le Rameau d’Or de Frazier (repris par Freud), alors que là on voit le prolétariat urbain traité comme des immigrés en Europe - et pire encore - avec les mêmes discours ( mais qui est venu « envahir » le pays ? ... le livre est très intéressant aussi pour ça ; il montre comment le discours sur les immigrants et les immigrés est fallacieux, puisque, en Australie il est tenu par les immigrants anglais arrivés évidemment après les « Ureinwohner Australiens » dont parle Freud...