@moderatus
Merci pour votre réponse.
Personnellement, en tant que dionysien, j’ai un fort attachement à mon département. Dû, non pas à une réaction épidermique envers tous ceux qui avalent toutes les fables et les exagèrent, les font enfler, afin de se payer un petit frisson et de le faire partager à tout le monde, mais à cause de son histoire, de mon histoire, et des gens que j’ai pu y rencontrer, de toutes origines, obédiences et confessions, car oui, c’est une richesse. Ceux n’ayant pas vécu de tels ponts et échanges ne peuvent simplement pas comprendre.. mais je ne conçois pas que l’incompréhension les pousse à la diffamation, à la caricature. Serait-ce le produit d’une forme de jalousie ? De projections fantasmées ? De sentiment d’exclusion envers ceux qui sont exclus en amont sur la place publique des que c’est possible et que l’on ramène et encense de façon opportuniste ? Bref. L’opportunisme roi, voila de quoi il s’agit je pense.. Mais je peux me tromper.
Ca ne coûte rien de cracher sur le 93 et en général, çà paye.
Il y aura toujours des gens pour cracher sur un endroit qu’ils ne connaissent pas et où ils n’ont jamais mis les pieds, et ô mon dieu, où jamais ils n’oseraient aller d’ailleurs, ce qui rend la chose encore plus risible. Car leurs fantasmes répétés deviennent une réalité pour eux. Une réalité au sujet d’un lieu et de gens qu’ils n’ont jamais fréquentés, avec qui ils n’ont jamais échangé, auxquels ils ne se sont jamais confrontés, sauf de loin et par derrière.
Vous même, n’avez jamais fréquenté la Seine-Saint-Denis en vérité, merci de m’avoir répondu.
Car c’est bien cela que je voulais savoir, tout comme vous vouliez savoir si lermontov vivait en France pour les raisons qui sont les vôtres.
J’ose supputer que la période où vous viviez dans un HLM de Pau est désormais bien éloignée d’aujourd’hui, au vu de vos 17 déménagements et de vos 2 expatriations.
Je doute que les HLM de Pau aient été autant stigmatisés de façon répétitive obséquieuse et abusive sur des décennies comme l’a été la Seine-Saint-Denis dans son ensemble, et qui évolue à l’ombre de la capitale.
Ce n’est pas larmoyer que d’énoncer cette réalité.
Réalité qui a des conséquences à moyen et long termes.
Conséquences s’affichant ici au travers de ce genre « d’affaires » et surtout de la manière dont l’opinion s’empare du sujet servi à point par des médias qui, eux, comme d’habitude, vendent du papier et du clic grâce à ce genre de thématique bien huilée mais aussi bien odieuse.
Oui, le nombre de commentaires explose ici aussi, mais au final ce n’est que très artificiel si on observe le fond des choses. Le doigt est mis là où çà fait mal, là où çà démange. Mais au final qui cela dérange réellement ? Jusqu’à présent les sujets tournent en rond. Entre celles et ceux qui diffament et qui s’en pâment. Entre celles et ceux qui ne focalisent que sur l’acte de viol (effet trauma) et qui au final, tentent de rester factuels (nécessité de sens - besoin de vérité). Entre ceux qui rentrent direct dans la guerre de paroisses (contre-feux mais aussi défense du bout de steack en mode « gros sabots ») et qui bien évidemment prennent parti de façon très discutable. Entre celles et ceux qui se perdent dans les problématiques inhérentes au sujet. Etc.
Cela est tout de meme interessant. En voyant le nombre élevé de commentaires et en constatant au point où nous en sommes, je pense que le problème est loin d’être résolu. Car souvent pollué par des interventions négatives, contre productives clivantes voire juste insultantes. Et d’ailleurs....
Je vous vois féliciter Louve pour sa « pugnacité », et du coup, je me rends bien compte que vous devez surement être d’accord avec ce qu’elle avance, diffamations incluses (dites-moi si je me trompe) . Et là cela m’attriste quelque peu. Car du coup votre façon de vous exprimer est un peu comme moi. Ici vous etes tout en rondeurs mais en vérité vos convictions sont belles et bien affirmées. Et vous esquissez doucement les contours de votre idéologie afin que celle-ci passe en douceur. Je m’interroge, en meme temps que je dresse ce portrait, quelque peu à charge certes, quelque peu maladroitement quelque peu approximativement car mon savoir est lui-même incomplet et approximatif.. mais comme je l’ai dis, j’ai exposé chaque ficelle qui me permet de parler ainsi. Vous offrant par là-même bien des angles d’approche afin que de me reprendre ou de me corriger si besoin est.
Pour moi cela ne fais aucun doute que cet article que vous avez écris pour les raisons qui sont les vôtres, est une fois de plus une façon de salir l’endroit où je vis d’une façon très insidieuse (mais cela pourrait aussi être involontaire de votre part.. ce dont je doute tout de meme...).
Donc je me vois quasi forcé de penser que vous etes de ceux qui utilisent des problématiques inhérentes a la banlieue afin de faire passer un message au final purement sécuritaire et répressif.
Je dis cela car vous soutenez bel et bien des gens qui ici ont tenus des propos plus que « border line » (désolé pour l’anglais) voire carrément désolant de crasse bêtise et de provocations malsaines. Je pense que vous avez cristallisé sur la banlieue des questions, de problématiques, des craintes qui sont les vitres.. et que le sujet qu’est la banlieue, car pour vous ce n’est rien d’autre, vous permet d’exprimer avant tout vos idées.
J’espère qu’un jour ces gens visiteront mon département pour se défaire de tous ces préjugés, et pour en apprendre l’histoire.
Enfin, et afin de recentrer sur le sujet traité dans votre article, j’aimerais redire et préciser que la plupart des commentaires qui m’intéressent sont ceux relatifs aux évènements qui ont eu lieux à Aulnays sous Bois, à l’encontre de ce jeune éducateur. Dans le brouhaha et la masse de propos abjects une seule chose m’intéresse : a savoir l’acte de violence et de viol exercé par la police à l’encontre d’un habitant d’une cité du 93. Rien que cette phrase regroupe à elle-seule tous les ingrédients inflammables pour créer un énorme buzz et pour dresser les nerfs de tous les extrêmes. Extremes qui ratissent large car voyez, lorsque quelqu’un de modéré ose défendre le jeune alors ils devient d’emblée islamo-gaucho. Vous l’avez énoncé vous-même, ici tout le monde peut s’exprimer et confronter ses idées à celles des autres. Oui, certes. Enfin on atteint très vite les limites de la bienséance et de l’honnêteté dès lors que l’on profère des mensonges et que l’on incite au clash de façon vraiment basse, tout comme le fait cotre protégée citée plus haut.