L’arsenal utilisé dans l’opération « tempête sur Fillon »,
la quantité de munitions utilisées, la diversité (apparente) des troupes d’assaut
et la fréquence des tires dans cette affaire sont tellement démesurés par
rapport à l’objectif visé qu’il faudrait être naïf pour penser qu’il s’agit d’un
simple « devoir d’investigation » et d’ »information » de
la part de journalistes et de journaux qui ne déploient habituellement pas
autant de zèle pour faire surgir la vérité devant les yeux émerveillés de la
foule en extase !
Si les stratèges, les auteurs-compositeurs de la partition
et du livret se trouvaient (par hasard) parmi les compositeurs attitrés du camp
macronien (qui va maintenant du PS à Bayrou en passant par le MEDEF), ils
risquent, par la lourdeur de leur orchestration et les traces de souliers à
clous qu’ils laissent sur la moquette de la salle de concert de se dévoiler et
obtenir le résultat inverse de ce qu’ils espèrent. Les électeurs visés par le
stratagème ne voteraient pas pour autant pour Fillon qui est définitivement
neutralisé, mais s’abstiendraient de participer à cette autre mise en scène
(celle de Fillon n’étant que du pipi de chat par rapport à la superproduction
qui l’a propulsé devant les micros) ou bien s’en remettraient à des acteurs
improbables.
Mais, bien sûr, ce commentaire est typisque d’un
raisonnement complotiste, conspirationniste, c’est encore de l’intox et il va
être dénoncé par qui de droit, à commencer par « la voix de son maître ».