@olivier cabanel
NOUS DEBATTONS, ON EST D’ACCORD ?
Vous dites que j’ai changé mon fusil d’épaule : pas du tout, j’ai seulement ajouté un nom, celui d’E. Leroy, sous toute réserve car la presse n’en parle plus depuis 2 ans.
Je regrette que vous ne compreniez pas mon propos. Ma réaction est celle de l’ex-étudiant en histoire politique contemporaine « option fascisme ».
Que vous le vouliez ou pas, le GUD « historique » a existé de 68 à 82...83 ? Plus rien du tout ensuite. Et en 1990, Chatillon reprend le sigle pour en faire autre chose.
Le GUD, intrinsèquement lié à la mouvance Occident-Ordre Nouveau - PFN, se rattachait à une analyse et une doctrine qu’on peut qualifier de néofasciste. Un document très instructif permet de s’en rendre compte : l’ouvrage intitulé Ordre Nouveau, qui raconte l’histoire du mouvement jusqu’à la création du FN (en 72) et qui développe une analyse rigoureuse des problèmes modernes, puis présente une vision alternative au système en place.
Si, par effort de mieux comprendre ces milieux, vous lisez cet ouvrage, vous verrez de suite la différence de degré intellectuel qui sépare les deux GUD et vous noterez que d’un côté, ils croyaient en quelque chose, peu importe ce qu’on en pense, et de l’autre qu’ils étaient une bande de braillards agressifs sans aucune perspective idéologique.
Il y a toujours eu, en marge des mouvements extrémistes, des pauvres gars de ce genre, égarés en quête de violence, asociaux cherchant refuge auprès de symboles, de slogans choc etc. Et les mouvements dits révolutionnaires comme la Ligue Communiste ou Ordre Nouveau ont toujours eu soin d’évacuer ces gêneurs.
Le trio dont il est question a la particularité de disposer d’une certaine expertise, en montage d’affaires et escroqueries. Mais il n’a pas de base arrière, pas de réservoir de militants qui pourraient
infiltrer le FN pour le récupérer.
Pour ce qui concerne Chauprade, ce n’est pas le 1er qui décroche brutalement après avoir eu son heure de gloire. Cela fait partie de l’ADN du FN-Le Pen. Une sorte de venin de scorpion qui menace
les uns et les autres. Mais il ne faut pas confondre une menace de mort avec une exécution. Le plus souvent, celui qu’on tue n’est pas menacé et inversement. Si tous ceux qui ont fait l’objet de telles menaces avaient été exécutés, il y aurait un bataillon de morts à déplorer.