Pour Hamon et les
apparatchiks du parti en état de coma artificiel de la rue de Solférino, le
vin est tiré et il faut le boire.
Le PS va de toute manière vers sa mort clinique : non seulement les ralliements à
Macron l’achèvent mais encore ils restent impunis, Cambadelis
n’ayant plus les moyens de faire respecter une règle pourtant
élémentaire qui veut que celui qui ne respecte pas les consignes de
son parti en est purement et simplement exclu.
Macron ne peut se
désister car il est celui qui en toute logique devrait hériter des
dépouilles du PS
- soit pour
maintenir un « particule » expurgé d’une grande
partie de ses militants, ceux qui ont suivi leur inclination pour le
projet porté par Macron et qui risque de devenir insignifiant après
les législatives
- soit pour négocier
son rapprochement avec la France Insoumise mais dans des conditions
dégradées à mesure que le résultat électoral sera mauvais comme
cela s’annonce.
Une chose est claire, le PS qui était un échafaudage branlant dont seuls d’habiles
manœuvriers
parvenaient encore à maintenir plus ou moins la cohérence s’est
délité et sa primaire a eu au moins le mérite de démontrer le
fossé idéologique qu’il avait entre certains personnages.
Macron a au moins eu
l’intelligence de tirer parti du vide en appelant sous sa bannière
tous ceux-là qui n’étaient plus à leur place dans un parti sans
horizon.