Particulièrement pour covadonga*722
PARTIE 1
Le livre
de Tidiane N’Diaye « le génocide
voilé » n’est pas à proprement parler un livre d’histoire véritable,
produit avec toute la méthodologie et la déontologie de recherche de
l’historien, lui même en convient , voir son entretien http://www.saphirnews.com/Avec-Tidiane-N-Diaye-le-genocide-de-la-traite-orientale-devoile_a18858.html
« Tidiane N’Diaye
: Les rares
données statistiques sur l’importance de cette entreprise homicide sont très
fragmentaires, sans compter la mauvaise maîtrise des sources. Certains
registres ont été falsifiés dans les archives des pays arabo-musulmans. Des
fonds n’ont pas été inventoriés, quand il ne s’agit pas tout simplement de
disparitions d’archives privées ou publiques.
Autrement dit, les sources statistiques de la
traite arabo-musulmane restent « voilées ». Cette carence m’a conduit à
travailler sur des hypothèses, des récits de griots, des recoupements et des
témoignages directs ou indirects. Ces travaux ont souvent abouti à une
évaluation approximative, mais qui dégage toujours un foisonnement de chiffres
qui donnent le vertige. »
Le commerce de
l’esclavage en général, de la captive de guerre ou razzia ou rapine ou
brigandage, qu’elle soit blanche ou noire ou mate de peau, est par excellence
un commerce d’être humain plus vieux que celui qu’on considère d’habitude comme
le plus vieux métier, à savoir le commerce de la prostitution ou des plaisirs
sexuels du corps, depuis l’antiquité jusqu’aux temps modernes.
Ce commerce dont parle
l’auteur n’est pas le fait structurel d’une certaine civilisation
arabo-musulmane, bien au contraire c’est avant tout la fréquence des
guerres, razzia et actions de brigandage entre tribus africaines, qui a fait
que cette pratique a pris de l’ampleur, surtout qu’il y’avait une forte demande
de la part de certains commerçants de cette « marchandise ». Et ces
commerçants se recrutaient tant parmi les autochtones noirs que parmi les différentes
nationalités relevant du monde arabo-musulman.Voir entre autres,histoire
générale de l’afrique, UNESCO.
Les propos de
l’observation mais non de l’énoncé de jugement subjectif d’ibn khaldoun et
peut-être d’autres penseurs arabo-musulmans de l’époque ne sont pas singuliers
et sont partagés même par des populations noires à civilisation, (voir les
manuscrits de tambouctou, malheureusement à ce jour non numérisés).Il y’avait
beaucoup de tribus de noirs africains au temps d’ibn khaldoun qui vivaient à
même la naturalité (le nudisme, la liberté sexuelle la plus libertaire, la
lutte intestine et sanguinaire pour la place du plus fort ou de la plus forte à
l’intérieur de la même tribu, la hutte légère parfois juchée dans un grand
arbre comme habitat, etc.) la plus
rudimentaire, et étaient agressifs à toute vue d’êtres humains les voyant
différents d’eux. Pour un observateur de ces temps, le mode de vie de ces
tribus étaient plus proches de l’animalité que de l’humain.
VOIR SUITE PARTIE 2