@xana
Le terme exact est « soviétique », pas « socialiste ».
Vous occultez le fait que les soviétiques ont fait également la même chose de leur côté, privé de libre arbitre et de liberté des millions de personnes en Europe de l’est et ce pendant des décennies. Mais également commis des massacres, lancé des guerres, déstabilisé des gouvernements et pays entiers sous couvert de « liberté » avant de décider unilatéralement d’enfermer des sociétés entières dans leur modèle rigide et absurde.
* "Poutine n’est pas un fervent admirateur de l’URSS, il dit très
clairement que « qui ne la regrette pas n’a pas de coeur, mais qui la
voudrait faire renaître n’a pas de tête ». «
Ce qui signifie tout de même qu’il faudrait »avoir déjà aimé l’URSS« , un pur non sens à mes yeux.
De toute manière, ce n’est pas parce que la société russe s’est transformée que les vieux usages soviétiques ne restent pas. Mettre une baguette sous le bras de Poutine n’en fait pas un parisien.
Celui-ci est tout de même le produit de l’élite de cette ancienne structure. Ce n’était pas le péquin moyen ou le bouseux qui labourait son champ. Il a donc été à la fois formé et abreuvé de cette idéologie néfaste. Celui-ci s’est tout de même payé le luxe de redorer les anciens blasons soviétiques (je ne sais plus de quelle ville) et demandé une exposition sur les »héros soviétiques« - où on glorifiait à la fois les hommes mais aussi le régime.
Pourquoi pensez-vous que les pays Baltes et la Pologne surveillent toujours scrupuleusement leur frontière ? Parce qu’ils ne veulent absolument pas revivre le cauchemar de l’URSS et de la domination russe, parce qu’ils veulent eux-même décider de leur propre destin. Ils savent également (surtout les pays Baltes) que les autres ne sont pas loin et qu’ils n’hésiteront pas, en cas de faiblesse, à refaire exactement le coup de l’ »annexion légitime« dans le pays voisin. C’est pour ça qu’ils crient haut et fort lorsque les russes passent un peu trop près.
* »Quant aux jeunes paumés, ils sont en Russie comme ailleurs devenus des junkies de la société de consommation.«
C’est plus compliqué qu’il n’y parait. Ils ont certes la société de consommation mais n’ont jamais goûté à la véritable démocratie, les élections dans le pays étant une mascarade et la Russie préférant s’appuyer sur le culte de »l’homme fort« . Le pouvoir joue aussi sur cet ambiguïté, de continuer à la fois sa marche dans la société de consommation mais aussi dans le fait d’honorer le passé communiste - d’où cette adulation grotesque des jeunes.
* »Eux du moins ont eu l’expérience de ce système et je jurerais que
toi-même tu n’en as aucune expérience personnelle. Cela te va donc bien
de les dénigrer puisque leur avis a beaucoup plus de valeur que le tien.«
Ma famille a subi la 2nde guerre mondiale et l’invasion allemande. Et pour rien au monde ils n’ont été nostalgique de l’occupation, bien au contraire. C’est pour ça que ces personnes qui aimeraient de tout leur cœur un retour en arrière me laissent de marbre, ce n’est que de l’idéalisation d’une situation qu’ils ont partiellement oubliée. Le cerveau est très sélectif et les moments dont on se souvent sont, comme tous nos souvenirs d’ailleurs, flous et non conformes à la réalité.
Il faut savoir que les Russes ne cherchent pas la démocratie, ils veulent avant tout un pays puissant et un »chef fort« qui conduira leur destin.
* »On ne peut pas mettre dos à dos la Russie et les USA quant à leur
influence respective dans le monde, le pouvoir de nuisance des USA est
omniprésent ainsi que leur volonté de puissance sur les autres nations."
Pour ma part, je vois ça comme les deux faces d’une même pièce. Lorsque ce n’est pas l’un qui fait un sale coup, c’est l’autre.