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l’auteur de l’article :
S’indigner
de l’attitude de Michel Onfray pour les motifs que vous citez, en
agitant du Proudhon et son opposition aux États-nations à tout va,
est non pertinent en l’occurrence. Parce que :
- Onfray
ne commet aucune contradiction lorsqu’il s’émeut, à juste titre, de
la situation des régions françaises, tout en restant silencieux sur
la répression de la consultation catalane, tout simplement parce
que, comme il ne vous aura nullement échappé que la situation des
régions en Espagne est complètement à l’opposé à celle qui a
cours en France. Les régions d’Espagne ne sont nullement opprimées,
et la Catalogne encore moins que les autres, elle bénéficie d’une
immense autonomie culturelle et d’une très grande autonomie en
matière économique et de gestion de ses infrastructures, elle
dispose même de sa propre police.
En
fait, chez les autonomistes et régionalistes français, le
comportement de la Catalogne est très peu apprécié, car son
jusqu’au-boutisme risque de leur compliquer la tâche, il constitue
le parfait repoussoir dont vont se servir les jacobins de tout poil.
S’il faut chercher un exemple auquel Onfray pourrait se référer, il
faut regarder du côté de la Lombardie et de la Vénétie en ce
moment, quoique que leur orientation droitière (voire ouvertement
xénophobe dans le cas de la Ligue Lombarde) pourrait le déranger.
- Citer
Proudhon ne mène à rien, car la Catalogne désire devenir un
État-nation comme les autres.
Pour
ce qui s’agit de votre appréciation de Mariano Rajoy, je vous
approuve, par contre. Il est un dirigeant exécrable à tous égards,
chez d’un parti corrompu, et il n’est manifestement pas l’homme de la
situation. Cela fait longtemps qu’il aurait du quitter le pouvoir.