J’écris sur la vie dans les mines,
Les rations de pain, les cabans troués,
Sur le pouvoir brutal du poing
Et la pitoyable tribu des prisonniers.
Sur les jours muets du camp
Où ils sont des milliers.
J’écris sur la génération morte
De ceux qui se taisent pour toujours.
J’écris au nom des vivants
Pour qu’en cohorte muette et affligée
Ils ne franchissent pas à leur tourmentes
Les portes ténébreuses du camp.
E Vladimirova , kolyma