Nous sommes en train de nous exciter
mutuellement sur un minuscule point de détail :
« Pour que la vie des pauvres
soit un peu plus supportable, peut-on leur donner un peu de
monnaie ? »
« Si, oui. Où trouver cette
monnaie ? Dette ou création monétaire ? Et qu’est-ce que
ça va engendrer ? »
On a déjà fait plus productif...
Cela revient à poser quelques rustines
sur une chambre à air au bord de l’éclatement. Dans un
environnement aux ressources limitées, la croissance infinie est
impossible. Nous arrivons maintenant au bout d’un système -pas très
Charlie- qui a fonctionné vaille que vaille pendant des millénaires.
Ce système arrive mécaniquement à sa fin. Pendant que nous perdons
notre temps dans de vaines querelles, d’autres préparent « leur »
solution magique qui nous enfermera dans un nouvel esclavage.
Tant que nous puiserons les mots que
nous utilisons dans vocabulaire du capital (monnaie, dette, création
monétaire, état, impôts, banque centrale, ...) et que nous
accepterons de choisir nos dirigeants parmi des psychopathes, définir
un nouveau cadre général (nouveau paradigme) pour envisager des
solutions pertinentes à nos problèmes nous sera impossible.
Nous ne possédons jamais la monnaie,
c’est toujours la monnaie qui nous possède.