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Onecinikiou 8 janvier 2018 11:43

@pemile


Les partisans des solutions intermittentes sont généralement ceux qui souhaitent en priorité la sortie du nucléaire. Vous ne pouvez pas avoir tout et son contraire, il faut choisir.
D’autre part votre système de production doit être dimensionné en puissance, afin qu’il soit capable d’absorber les appels de puissance exceptionnel, soit 100GW les nuits d’hiver très froides, sans soleil (par définition) et pratiquement sans vent (régime anti-cyclonique). 

Cela veut dire dans ces conditions, production intermittente = zéro ou proche de zéro (dans tous les cas une fraction infime des capacités installées, moins d’1/10).

Autrement dit il faut financer, maintenir, entretenir, un système de production pilotable qui soit capable de couvrir cette puissance. Soit 63GW de nucléaire et 21GW d’hydraulique, le reliquat étant constitué à l’heure actuelle de moyens fossiles. 

Vous comprenez qu’en réalité le secouru (les intermittents) deviennent le backup, et le secourant (les énergies pilotables) constituent la structure de production principale. 

Quel intérêt objectif dans ces conditions de développer en France les énergies intermittentes, puisque cela suppose de maintenir actif des énergies pilotables d’ores et déjà très majoritairement décarbonnées, dont les capacités installées sont capables de couvrir l’ensemble de nos besoins électriques ? 

Cela n’a rigoureusement aucun sens, sauf un faire un double emploi coûteux et strictement inutile.

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